Le Temps De La Responsabilité Et De La Souveraineté

1
Le Temps De La Responsabilité Et De La Souveraineté
Le Temps De La Responsabilité Et De La Souveraineté


Moustapha Alou

Africa-Press – Niger. Du haut de la tribune de la 2ème session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), qui s’est tenue du 22 au 23 décembre 2025 à Bamako au Mali, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a, sans circonlocution ni argumentaire désultoire, exalté la fibre patriotique des populations de l’AES, rappelé la responsabilité individuelle et collective qui incombe ,d’une part, à chaque fils et chaque fille de l’espace confédéral et au peuple de l’AES, d’autre part, dans le combat pour la défense de leur dignité, réaffirmé le caractère irréversible de la dynamique de reconquête de la souveraineté des pays membres de la Confédération en dépit des adversités internes et externes auxquelles ils font face.

C’est, en effet, en toute responsabilité que, face au désastre sécuritaire marqué, entre autres, par la mise sous tutelle extérieure de la défense, de l’intégrité des territoires nationaux, la cession de la protection des biens et des personnes à des forces étrangères, que le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale appellera « charlatanisme sécuritaire », les forces de défense et de sécurité du Mali d’abord, le 18 août 2020, du Burkina Faso, ensuite, le 30 Septembre 2022 et du Niger en fin, le 26 Juillet 2023, ont décidé de sauter le pas pour mettre fin aux systèmes politiques sclérosés, dont les animateurs couverts d’oripeaux de « démocrates » masquaient la misère de leurs peuples par un faste insolent et une indifférence de mauvais goût.

En réalité, cette décision, le Général d’Armée Assimi Goita, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et leurs compagnons d’armes l’ont prise en toute responsabilité et surtout en pleine connaissance des enjeux et des défis qu’elle comporte ainsi que de toutes les conséquences qui y sont potentiellement attachées. En d’autres termes, il s’agit d’un choix souverain assumé, un sacrifice consenti, en toute connaissance de cause dans l’intérêt supérieur des trois pays et pour répondre aux appels pressants et aspirations profondes des populations qui étaient humiliées, massacrées, spoliées, dans l’indifférence totale des uns et la complicité active des autres.

Lasses d’observer cette situation de misère généralisée dans laquelle les tenants du pouvoir politique voulaient coûte que coûte, et au gré de leurs intérêts égoïstes et de ceux de leurs maîtres à penser extérieurs, maintenir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et puisqu’aucune perspective positive n’était en vue face au péril qui guettait les vies et la survie des trois peuples qui n’aspirent qu’à une vie meilleure, au développement et au progrès, le Général d’Armée Assimi Goita, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani n’ont pas hésité à assumer leurs responsabilités.

Cette responsabilité qui était individuelle au départ fut collectivement assumée par nos trois Chefs d’Etat avec la signature de la Charte du Liptako consacrant la création de l’Alliance des États du Sahel, le 16 Septembre 2023 qui fut transformée, plus tard, le 6 Juillet 2024 plus précisément, à Niamey, en Confédération AES.

C’est donc en toute responsabilité et souveraineté que les trois Chefs d’Etat ont agi pour mettre fin au système de prédation, de corruption, et de sous-traitance de la gestion de leurs pays par des puissances impérialistes prédatrices, gloutonnes, à travers des conventions et contrats léonins qui leur permettaient de piller nos ressources naturelles, faire main-basse sur nos richesses du sol et du sous-sol avec bien évidemment la bienveillance des animateurs des États de cette triste époque, pivots de ce système, qui se complaisaient malicieusement dans des fuites de responsabilité et faux-fuyants.

Tout ce processus de prise de responsabilité individuelle et collective des Chefs d’Etat de l’AES, soutenus par le peuple du Sahel, est l’aboutissement d’une prise de conscience dans notre espace commun dont la finalité est, somme toute, pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sous la guidance du Général d’Armée Assimi Goita, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, de rompre avec un système politique désuet, se débarrasser d’un ordre mondial, tombé au demeurant en désuétude, repousser l’aide avilissante et humiliante, affirmer la souveraineté nationale et confédérale dans tous les secteurs et de prendre leur destin en main.

En définitive, c’est à juste titre que le Général d’Armée Abdourahamane Tiani déclarait à Bamako: « Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Ouagadougou, à Bamako, à Niamey, sur le territoire confédéral, par les autorités de la Confédération et pour les citoyens de la Confédération et nulle part ailleurs ».

Tel est l’héritage que les trois Chefs d’Etat légueront aux générations futures, tel est l’héritage que la génération actuelle doit garder jalousement.

Source: lesahel

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here