C’est le moment d’investir au Niger

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C’est le moment d’investir au Niger
C’est le moment d’investir au Niger

Africa-Press – Niger. Le pays va enregistrer la plus forte croissance d’Afrique cette année. Portée par des projets stratégiques et soutenue par une bonne gouvernance économique, la croissance économique du Niger va atteindre 6,9 % en 2022.

C’est presque deux fois plus que le reste du continent (3,8 %), précise le rapport sur les Perspectives économiques mondiales du FMI, publié le 19 avril dernier. Le pays sahélien prouve ainsi sa capacité de résilience face aux crises multiformes qui le touchent.

Le Niger enregistrait déjà une croissance de son PIB de 5,9 % en 2019, avant de résister à 3,6 % au plus fort de la pandémie de Covid 19, en 2020, puis de chuter à 1,3 % l’année suivante, sur fond de hausse des prix des produits alimentaires mondiaux, mais aussi de l’insécurité et de chocs climatiques.

Le risque d’inflation, largement importée (3,8% en 2021), est toujours là. Au plan national, le déficit de la campagne agro-pastorale a aussi contribué aux tensions inflationnistes, mais celles-ci ont été atténuées par les actions d’appui à la consommation des ménages vulnérables du gouvernement.

Les bons résultats attendus cette année, le Niger les doit notamment à des projets stratégiques. L’oléoduc en cours de construction vers le Bénin devrait doper sa capacité de production pétrolière, d’ici 2024, et entraîner une croissance économique à deux chiffres à moyen terme, alors que celle-ci est attendue à 7,2 % en 2023.

Le pays sahélien envisage de faire passer sa production de pétrole à 110 000 barils par jour dès l’année prochaine, grâce à cet oléoduc, puis à 200 000 b/j à l’horizon 2025, contre 20 000 b/j actuellement.

L’industrie pétrolière contribuerait ainsi à 25 % du PIB, 50 % des recettes publiques et 80% des exportations. Dans le même temps, le Niger renforce ses investissements dans les énergies vertes.

Ses objectifs : faire du pays un hub régional d’exportation de l’énergie électrique et faire passer les énergies renouvelables dans son mix énergétique à 30 % à l’horizon de 2030. Les services tirent déjà la croissance En 2021, la croissance a été portée par les secteurs secondaire (6,7 %) et tertiaire (6 %).

En plus des industries extractives, des efforts dans le domaine de la construction, des activités manufacturières, de la production d’eau et d’électricité ont contribué à l’accroissement du secteur secondaire.

Quant au secteur tertiaire, sa croissance est principalement liée à la bonne santé du transport, de la communication, des administrations publiques ainsi que de l’hôtellerie et de la restauration.

Ces investissements sont soutenus par une gouvernance efficace. Le déficit budgétaire est resté stable à 5,3 % du PIB en 2021. Le poids de la dette (47,8% du PIB) reste modéré, du fait notamment de la politique prudente privilégiant l’emprunt concessionnel.

La mobilisation des ressources internes a progressé de 5,3% en 2021 et la mobilisation des ressources externes, emprunts et dons, a notamment bénéficié aux secteurs de l’hydraulique et des infrastructures de transport.

Dans ce contexte, les IDE ont progressé de 86,9 % en 2021, passant en valeur nominale de 206,7 à 386,5 milliards de FCFA. Quant au financement bancaire, les crédits accordés à l’économie ont augmenté de 15,4% en variation nominale, portés par les services et la transformation.

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