Africa-Press – Niger. Le secrétaire général du ministère de l’Energie, M. Sani Maty, a présidé le lundi 30 mars 2026 à Niamey, l’ouverture des travaux de l’atelier de validation de l’étude de faisabilité pour le déploiement des mini-réseaux propres au Niger et la formation sur la plateforme informatique de passation des marchés publics et de suivi de projet de mini-réseaux propres. L’atelier a pour objectifs d’examiner, d’enrichir et de valider les résultats de cette étude afin de disposer de projets solides et bancables, fondés sur des données fiables et intégrant les dimensions techniques, économiques, environnementales et sociales, ainsi que les aspects liés au genre.
Les réflexions menées au cours des trois jours de travaux permettront de poser les bases d’un déploiement de solutions énergétiques propres, avec des impacts directs sur la vie des populations bénéficiaires. Ce qui permettra d’avoir des références solides pour l’électrification de toutes les localités non électrifiées parmi plus de 14 000 localités dont dispose le pays. L’atelier permettra également de renforcer les capacités des acteurs nationaux pour une meilleure planification, la mise en œuvre et la gestion des projets de mini-réseaux dans la perspective d’accélérer l’accès à une énergie propre, durable et accessible à tous.
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Energie, M. Sani Maty, a expliqué que le Niger fait face à des défis énergétiques majeurs. L’accès à l’électricité demeure encore un défi, notamment en milieu rural, où jusqu’en 2025, le taux d’accès à l’électricité reste inférieur à 5%, pendant que la demande énergétique, ne cesse de croître. À cela s’ajoutent une dépendance encore sans appel aux énergies fossiles et des contraintes liées au développement des infrastructures énergétiques. Dans un tel contexte, a-t-il dit, le développement des mini-réseaux solaires apparaît comme une solution d’opportunité pertinente et durable qui pourrait s’adapter à nos réalités nationales et constituer un levier essentiel pour accélérer l’électrification rurale et, conséquemment, réduire les inégalités d’accès à l’énergie qui existent entre les milieux urbain et rural.
« L’atelier qui nous réunit constitue une étape décisive dans le processus du déploiement des mini-réseaux propres au Niger. Les documents qui sont soumis pour validation sont le fruit des travaux réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative Desert-to-Power de la Banque Africaine de Développement (BAD) au titre de la composante 2 de la phase I du programme, relative au développement des mini-réseaux au niveau régional, plus précisément dans les pays de la première phase qui sont le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal », a-t-il expliqué.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence nigérienne de promotion de l’électrification en milieu rural (ANPER), M. Nouhou Zakaouanou, a précisé que le Niger, sous l’impulsion de ses plus hautes autorités, s’est engagé dans une réforme profonde de son système énergétique avec pour ambition de mobiliser les financements nécessaires pour atteindre, à l’horizon 2035, une couverture électrique à l’échelle nationale. Cette vision, selon lui, repose sur un accès à 85% via l’extension du réseau national, 10% par les systèmes solaires individuels, et 5% par les mini réseaux, avec un objectif final d’assurer un accès à l’électricité pour au moins 80% des ménages tel que formulé dans la Stratégie Nationale d’Accès à l’Electricité. « Conduite par le consortium INENSUS-NYETAA Group Consulting, cette étude de faisabilité a permis de collecter et de traiter les données relatives à 30 localités nigériennes non encore électrifiées. Elle fournit des informations essentielles notamment sur la demande énergétique par site, la taille des installations, les aspects environnementaux sociaux, ainsi que l’évaluation des risques », a-t-il expliqué.
L’initiative dénommée « Desert to Power » de la Banque Africaine de Développement (BAD) vise à accélérer le déploiement à grande échelle des technologies solaires Photovoltaïques (PV) dans les onze pays de la région du Sahel que sont le Burkina Faso, le Tchad, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Soudan, en vue de booster leur développement socio-économique grâce à la disponibilité d’une énergie propre.
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