Jeunes Commerçants Ambulants au Marché Dolé de Niamey

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Jeunes Commerçants Ambulants au Marché Dolé de Niamey
Jeunes Commerçants Ambulants au Marché Dolé de Niamey

Africa-Press – Niger. Le petit commerce à l’intérieur et autour des marchés de Niamey continue d’attirer de nombreux jeunes de toutes les contrées du Niger qui espèrent faire fortune dans la capitale. Une fois installés dans la ville, ces jeunes se spécialisent le plus souvent dans la vente ambulante de produits de saison. Au marché de Dolé, ces jeunes débrouillards poussent leurs charrettes remplies de produits autour du marché pour intercepter les probables clients. Une activité qui entrave certains automobilistes qui ont du mal à trouver un parking pour leurs véhicules autour des marchés encombrés de Niamey.

On les reconnaît facilement à Niamey où ces jeunes se regroupent entre ressortissants du même village et vendant presque les mêmes produits. Beaucoup de ces jeunes ont abandonné les bancs dès l’école primaire, et une partie n’a jamais été instruite. Ils ont tous quitté leurs villages pour venir à Niamey pratiquer le commerce afin de gagner leur pain quotidien.

Ismaël, un jeune ressortissant de Téra, vend des savons au marché Dolé. « Je vends des éponges à récurer en inox pour faciliter le lavage des marmites, le savon noir pour les marmites et les couteaux. J’ai duré dans cette activité. Au début, c’est seulement du sel que je vendais mais, avec le temps, j’ai ajouté d’autres articles », a-t-il dit.

D’après ce commerçant ambulant, les jeunes se ravitaillent auprès des grossistes dans le marché de Dolé. « Nous revendons pour gagner quelques bénéfices. Une fois que je réalise des économies, j’envoie de l’argent à ma famille. Pour ce qui est de la clientèle, on remercie Dieu: des fois on gagne, d’autres fois on perd. Je lance un appel aux jeunes de continuer le métier afin de soutenir leurs familles », a-t-il ajouté.

Mahamadou, un autre ambulant originaire de Tahoua rencontré dans le marché Dolé, confie qu’il vend du sel. « Je prends le sac à 3 500 FCFA pour revendre en détail, 100 FCFA ; 200 FCFA ou par Tiya (unité de mesure locale) », a-t-il dit. Selon ce jeune commerçant, grâce aux petits métiers, beaucoup de jeunes arrivent à satisfaire leurs besoins et aider financièrement leurs familles restées au village. « Ce commerce me rend vraiment indépendant, car il me permet de gagner ma vie », s’est-il réjoui.

Debout derrière sa brouette qu’il pousse à travers les allées du marché, M. Hamza, explique qu’il est un cultivateur et que c’est seulement après les récoltes de la campagne pluviale qu’il s’installe à Niamey pour pratiquer le petit commerce. « Maintenant, c’est le moment du chou. Je prends un sac de chou dans ma brouette que j’essaye de vendre en faisant le tour du marché. Cette activité est ma source de revenus. C’est important de faire le business dès le bas-âge et gagner son pain quotidien à la sueur de son front », ajoute ce jeune.

Maharaj, originaire de Doutchi, fait partie de ces jeunes débrouillards. « Je suis revendeur d’igname. Cela fait deux ans que j’exerce cette activité. Nous, nous ravitaillons à Katako pour revendre. Le prix de vente est fonction de la taille du tubercule. Nous arrivons à économiser pour aider la famille qui est au village », explique-t-il. « J’invite les jeunes de ne jamais baisser les bras. Comme le dit un dicton: qui cherche trouve. Continuer à vous battre pour subvenir à vos besoins quotidiens », a-t-il exhorté.

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