Africa-Press – Niger. Constater de visu, les réalisations qui ont été faites par l’UNICEF avec le gouvernement dans la région de Maradi, tel est l’objectif de la mission conduite par le directeur général de l’Eau, Hygiène et Assainissement de l’UNICEF, Evariste Kouassi Komlan, basé à Nairobi (Kenya), du 11 au 13 Mars 2026. Il était accompagné de Patrick Laurent, Chef Wash, Jackson Ndayizeye, chef Unité Infrastructures, Cyriaque SOBTAFO, chef de Bureau Maradi et Nourou Mahaman Sanoussi, Wash officier, Bureau de Maradi.
Ces visites ont débuté au Centre Hospitalier Régional de Maradi où un poste d’eau autonome a été construit pour permettre une meilleure alimentation de cet hôpital en eau potable. Pour un montant global de 51 837 000 FCFA, cet ouvrage est équipé d’un champ solaire de 6 000 WC, une électropompe immergée pouvant débiter 8m3/h, une tête de forage, entre autres. D’après le directeur général du Centre Hospitalier Régional, cet ouvrage vient résoudre un problème car les besoins en eau de l’hôpital n’étaient pas entièrement couverts. « Nous remercions l’UNICEF qui nous a dotés d’un tel joyau et vu la qualité de l’ouvrage, tout l’hôpital peut être alimenté » a déclaré Dr Haladou.
Après cette étape, la mission s’est rendue à Safo (Département de Madarounfa) où elle a visité la boutique Tsapta Sauki, un centre qui vend les outils et autres produits confectionnés et vendus à la population dans le cadre de l’hygiène. Il s’agit des dalles pour les fosses septiques, des lingettes hygiéniques et bien d’autres matériels. Là, Evariste Kouassi Komlan s’est dit émerveillé et a estimé qu’un grand pas a été franchi dans le cadre de l’hygiène et assainissement.
Au deuxième jour de sa visite, le directeur général de l’Eau, Hygiène et Agsainissement de l’UNICEF s’est rendu dans le département de Mayahi où, après une visite de courtoisie au préfet, des échanges avec l’administrateur délégué de Mayahi sur la gestin des ouvrages hydrauliques, la délégation a visité la mini-AEP multi-villages de Dan Babba. Cet ouvrage, en mode de gestion déléguée, fonctionne bien avec de rares pannes. Les recettes de la commune sont considérables. La population a demandé l’extension du réseau pour la desserte des foyers.
A l’issue de toutes ces visites, M. Evariste Kouassi Komlan a d’abord remercié le gouverneur de la région de Maradi qui lui a permis d’effectuer cette visite, le directeur régional de l’hydraulique, l’équipe de l’Unicef et les responsables départementaux et communaux du secteur de l’eau. « Mes premières impressions, c’est que tout est positif, les ouvrages qui ont été réalisés, notamment les châteaux d’eau, sont bien conçus, avec un système de contrôle efficace » a-t-il dit. Il a salué le mode de gestion de ces infrastructures avec un mécanisme de recouvrement qui permet la durabilité de ce programme.
Le directeur général de l’Eau, Hygiène et Assainissement de l’UNICEF s’est réjoui de constater qu’à travers les registres, ces systèmes tombent rarement en panne, et a estimé que la nouvelle technologie et l’entretien sont à la base de cette durabilité et efficacité du système. « J’encourage tous les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’eau d’utiliser cette technologie du système solaire qui permet de pomper une grande quantité d’eau pour la satisfaction des populations », a-t-il ajouté avant d’encourager l’extension du réseau d’un village à un autre et les connexions au réseau dans les maisons. M. Evariste Kouassi Komlan a indiqué que l’UNICEF réfléchit actuellement sur comment transformer les points d’eau qui utilisent les pompes à motricité humaine en points d’eau avec des châteaux et un système solaire.
A propos du système sanitaire, le directeur général de l’Eau, Hygiène et Assainissement de l’UNICEF, Evariste Kouassi Komlan, a relevé qu’il y a dans la région de Maradi des promoteurs qui se donnent à fond dans la confection des dalles et d’autres matériels utiles à l’hygiène et l’assainissement et la création des latrines. « Le système de marketing social existe et ces promoteurs continuent à mener leur combat pour que les communautés arrivent à la fin de la défécation à l’air libre, pour que chaque foyer arrive à avoir une latrine appropriée » a-t-il dit. M. Evariste Kouassi Komlan s’est dit impressionné par le travail de l’Association des femmes à Safo (Madarounfa) qui fabrique des lingettes hygiéniques vendues trois à 1 000 FCFA.
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