Africa-Press – Niger. Mon Colonel, en vous nommant préfet à du département d’Arlit, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, vous a confié une mission avec un cahier de charges à vous remis par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on peut retenir de la mise en œuvre de ce cahier de charges?
Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous donnez de nous exprimer sur le cahier de charges à nous confié par le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, à travers le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire, le Général de Division, Mohamed Toumba. Je voudrais d’abord adresser ma reconnaissance au Chef de l’Etat, Président de la République et au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire pour la confiance qu’ils ont bien voulu m’accorder pour diriger le département d’Arlit.
Depuis ma prise de fonction, je me suis attelé à mettre en œuvre les grands axes définis dans la feuille de route établie à cet effet. Il s’agit de la cohésion sociale, la sécurité, le développement économique, la coordination et la bonne marche des services techniques départementaux, la bonne collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et entre ces Forces de Défense et de Sécurité et la population. En ce qui concerne la sécurité, aujourd’hui, la situation est globalement calme sur toute l’étendue du département d’Arlit. Nous avons renforcé le dispositif de surveillance partout où cela est nécessaire. Avec l’appui des efforts de l’Union des Nigériens pour la Vigilance et le Patriotisme (UNVP), plusieurs remises d’armes ont été enregistrées non seulement à Arlit mais également dans la zone de Mizenne, à environ 109 km du chef-lieu du département, suite à un forum sur la paix et la cohésion sociale.
Par rapport à la cohésion sociale, plusieurs forums ont également été organisés pour sensibiliser les populations. Des activités civilo-militaires ont été organisées pour renforcer la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et la population.
Pour ce qui est de la coordination avec les services techniques, nous organisons des rencontres périodiques. Je voudrais par ailleurs souligner que des réunions du Conseil départemental de sécurité (CDS) sont tenues une fois dans la semaine et elles regroupent les différents responsables des Forces de Défense et de Sécurité(FDS) ainsi que certains responsables des services publics si l’ordre du jour les concerne.
Il faut également noter que, depuis notre arrivée, des séances de lecture du Saint Coran sont organisées avec la collaboration des oulémas et les différentes structures de la société civile d’Arlit. Toutes ces actions visent à renforcer la paix et la cohésion sociale chères aux plus hautes autorités de notre pays.
Monsieur le Préfet, vous avez évoqué la sécurité, comment se présente la situation dans le département d’Arlit tout en évoquant l’état de collaboration entre les populations civiles et les Forces de Défense et de Sécurité et le renforcement de la cohésion sociale?
Je viens de vous le dire, par rapport à la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et la population civile, on peut affirmer qu’elle est au bon point. Cela s’explique par des nombreuses activités autour desquelles ces deux parties se retrouvent pour mutualiser leurs efforts. Et la cohésion sociale aussi n’est pas négligée puisque plusieurs actions ont été menées dans ce cadre.
Monsieur le préfet, le département d’Arlit n’est pas à présenter quand on parle du Niger et de ses ressources naturelles, notamment minières. Alors, quelle est la situation actuelle dans ce contexte caractérisé par le processus de la fermeture de la COMINAK et du ralentissement de la production de la SOMAÏR?
Par rapport au processus de la fermeture de la COMINAK, il faut noter que le processus suit son cours normal, comme prévu dans l’Avant-Projet Détaillé (APD) à travers les trois volets du projet du Réaménagement du Site (RdS), à savoir le volet technique, social et sociétal même si, dans la mise en œuvre, on constate des difficultés ici et là. Et nous sommes en train de voir comment on va les solutionner ensemble avec tous les acteurs.
Monsieur le Préfet, quel est l’impact réel de la fermeture de la COMINAK au niveau du département d’Arlit?
Les villes d’Arlit et Akokan sont fondées sur la base des sociétés minières. Ce qui signifie que tout ce qui touche les sociétés-là impactera sur ces villes d’une manière ou d’une autre.
Mon Colonel, le département d’Arlit connaît aussi un impact de la migration avec notamment les centres de transit de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Comment se présente cette situation aujourd’hui?
Notons tout d’abord que la situation géographique d’Arlit fait que beaucoup de candidats et même les organismes internationaux de gestion de la migration font d’Arlit leur centre de transit, et cela n’est pas sans conséquence sur la vie socio-économique et politique de la localité. Sur le plan social, les nombreux migrants en transit sur le territoire viennent avec leurs cultures, leurs pratiques. Et la cohabitation avec la population autochtone avec des risques de dominance que cela peut avoir sur l’une ou l’autre culture, la pression sur les infrastructures socio-économiques de base par exemple. Cela a aussi un impact sur l’économie locale et sur la démographie.
Monsieur le Préfet, quels sont les défis auxquels votre département fait face et quelles sont les perspectives pour les relever, notamment en termes d’opportunités d’investissement?
Les défis auxquels le département d’Arlit fait face sont multiples et multiformes. Parmi lesquels on peut citer le défi sécuritaire avec les frontières qui bordent le département, la présence des étrangers sur le territoire du département, le défi économique avec la fermeture de la COMINAK et le ralentissement des activités de la SOMAIR et le défi social avec la cohabitation entre les communautés étrangères et les autochtones. Malgré tous ces défis, les autorités tentent par leurs moyens de les relever à tous les niveaux.
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