Africa-Press – Niger. Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, a procédé, le mercredi 30 juillet 2025, à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, au lancement de la journée de lutte contre la traite des personnes, placée sous le thème: « la traite des êtres humains est un crime organisé: Mettons fin à l’exploitation ». Au cours de la journée, des conférences sont programmées sur trois sous thèmes se rapportant au thème de la journée.
D’après le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, plusieurs formes de traite sont observées au Niger. Elles se manifestent par l’exploitation de la mendicité d’autrui, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, l’exploitation du travail ou des services forcés. « Toutes ces formes ont en commun la déshumanisation et l’exploitation de la vulnérabilité, » a-t-il mentionné.
Cette journée, poursuit le ministre en charge de la Justice, instituée par les Nations-Unies, rappelle que des millions de personnes, à travers le monde et au Niger, sont victimes de l’une des pires formes de violence humaine. « Dans le contexte particulier de notre pays, qui s’est engagé dans une dynamique historique de refondation nationale, cette commémoration plus qu’un symbole, nous interpelle sur les valeurs morales, sociales, que nous voulons promouvoir en vue de construire une nation véritablement souveraine et soudée autour des idéaux de paix et de justice chers au Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat, » a déclaré M. Alio Daouda.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a rassuré que le Niger a déjà pris la pleine mesure du phénomène de la traite des personnes en renforçant le cadre juridique dans le secteur, en mettant en place des institutions spécialisées et en formant des magistrats, des enquêteurs et autres acteurs pour mieux détecter, prévenir et réprimer des actes de traite. « Mais, nous savons que cela ne suffit pas, car la lutte contre la traite des personnes exige une réponse collective, multidimensionnelle durable. Et pour ce faire, tous les groupes sociaux doivent être mis à contribution et l’Université qui nous accueille aujourd’hui se doit de jouer sa partition dans cette lutte à nos côtés ; son choix qui n’est pas le fruit du hasard ; il repose sur sa formidable capacité à promouvoir les idées de transformation sociale tout en préparant l’avenir à travers les formations pluridisciplinaires qu’elle offre et dont les bénéficiaires sont précisément les acteurs qui demain, porteront cette lutte plus loin et plus haut ».
Pour sa part, le Coordonnateur Senior du programme de l’OIM, M. Jean-Claude Bashirahishize, a rappelé les chiffres sur les trafics d’êtres humains qui font environ 27,6 millions de victimes dans le monde. De ces chiffres, il a indiqué que 77% de toutes les victimes sont soumises au travail forcé, 23% de toutes les victimes BS sont victimes de trafic sexuel, 57% sont des hommes et des garçons, 43% sont des femmes et des filles.
Dans le cadre du trafic sexuel, il a précisé que 78% sont des femmes et des filles, et 22% sont des hommes et des garçons, 92% sont des adultes et 8% sont des enfants. Et dans le travail forcé, 33% sont des femmes et des filles, et 67% sont des hommes et des garçons, 73% sont des adultes et 27% sont des enfants.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press