Le Tchad et le Niger veulent revitaliser la force antidjihadiste du G5 Sahel

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Le Tchad et le Niger veulent revitaliser la force antidjihadiste du G5 Sahel
Le Tchad et le Niger veulent revitaliser la force antidjihadiste du G5 Sahel

Africa-Press – Niger. Les présidents du Tchad et du Niger ont promis, mercredi 13 juillet à N’Djamena, de tout faire pour revitaliser la force antidjihadiste conjointe du G5 Sahel après le départ du Mali et signé un accord de coopération sécuritaire dont rien n’a filtré. « La décision du retrait du Mali est un épisode qui va être dépassé, il y aura bientôt une réunion » entre les quatre autres pays alliés dans le G5 Sahel (Tchad, Niger, Burkina Faso et Mauritanie) « pour faire en sorte que le G5 soit viable », a affirmé le président nigérien, Mohamed Bazoum, lors d’une conférence de presse.

Bamako a annoncé le 16 mai qu’il quittait cette alliance dont les armées combattent, au côté de la force française « Barkhane », les nombreux groupes djihadistes qui ensanglantent le Sahel et s’étendent inexorablement vers le sud de la région. « Nous n’avons pas encore considéré que c’est terminé pour le G5 Sahel, nous allons nous battre », a martelé M. Bazoum, sans commenter la décision de Bamako. Le Tchadien Mahamat Idriss Déby, proclamé « président de transition » à la tête d’une junte de quinze généraux à la mort de son père, Idriss Déby Itno, il y a quinze mois, a « regretté », lui, le départ du Mali. « Restons optimistes et espérons qu’il revienne sur sa décision », a lancé le jeune général.

L’état-major de « Barkhane » maintenu à N’Djamena

La France, qui a déployé pendant plusieurs années des milliers de militaires au Mali (jusqu’à 5 100), a été poussée vers la sortie par la junte au pouvoir depuis août 2020. Au Niger, son nouveau partenaire privilégié, elle maintiendra plus de 1 000 hommes, trois avions de combat, six drones armés et quatre à six hélicoptères, a récemment indiqué Paris, qui n’en dit pas plus mais assure régulièrement que ses troupes n’opéreront désormais plus en substitution des armées locales mais en « soutien », au gré des besoins des pays concernés. Interrogé par l’AFP sur le dispositif français souhaité par son pays, M. Bazoum a éludé la question. « Nous sommes en train de discuter avec nos partenaires pour redéfinir le redéploiement », a-t-il simplement déclaré.

Les deux chefs d’Etat, qui ont annoncé sans plus de détails avoir signé un nouvel « accord dans le domaine de la sécurité », n’ont pas dit un mot sur le redéploiement de leurs propres troupes dans le Sahel, rendu nécessaire par la réduction de la voilure française. L’état-major français de l’opération qui succédera à « Barkhane » sera pour l’heure maintenu à N’Djamena, mais ses effectifs seront allégés, selon Paris. La puissante armée tchadienne, qui se déploie régulièrement chez ses voisins, est le principal pilier local de la guerre contre les djihadistes.

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