Africa-Press – Niger. Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a organisé, ce jeudi 26 février 2026, un déjeuner de presse ayant regroupé dans la salle des réunions de l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (ANDH), les responsables des médias publics et privés, avec au centre des discussions le rôle des médias dans la promotion des droits de l’homme et de l’accès à la justice.
Placée sous le thème de rôle des médias dans la promotion des droits humains et l’accès à la justice au Niger, cette rencontre a été présidée par le président de l’observatoire national de la communication (ONC), Ibrahim Manzo Diallo.
Dans son mot introductif, le président de l’ONC a indiqué que « l’initiative portée aujourd’hui par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme mérite d’être saluée. Elle traduit une prise de conscience collective: l’accès à la justice commence aussi par l’accès à l’information. »
« J’encourage, à l’issue de cette rencontre, l’intégration durable des rubriques dédiées aux droits humains dans vos organes respectifs ; la désignation de référents éditoriaux sur ces thématiques ; l’élaboration de formats innovants en langues nationales afin de toucher les populations les plus éloignées ; et la mise en place d’un cadre de suivi des engagements qui seront formulés aujourd’hui », a fait savoir le président Ibrahim Diallo, rappelant que « notre pays a ratifié plusieurs instruments africains et internationaux relatifs aux droits humains. Ces engagements ne doivent pas rester théoriques. Ils doivent vivre dans la conscience collective, dans le quotidien des citoyens, dans la compréhension des mécanismes de protection et de recours ».
Le président de l’ONC de faire remarquer qu’un constat demeure, c’est qu’une « grande partie de notre population ignore encore ses droits, ses obligations et les voies de recours disponibles ».
Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, « les médias ne sont pas de simples canaux d’information. Ils sont des acteurs structurants de l’État de droit. Informer sur la justice, expliquer les procédures, vulgariser les textes, décrypter les décisions judiciaires avec rigueur et responsabilité: voilà une mission d’intérêt général ».
Le président de l’ONC reconnait, cependant, que « cette mission exige professionnalisme, équilibre et sens de responsabilité » parce que « le traitement médiatique des questions judiciaires et des droits humains ne peut être approximatif. Il implique le respect de la présomption d’innocence, de la dignité des personnes, de l’éthique journalistique et du cadre légal en vigueur. »
Pour cela, l’ONC, à travers son président, « considère que le renforcement de la gouvernance de l’information juridique constitue aujourd’hui un impératif stratégique » car « il ne s’agit pas d’imposer. Il s’agit de construire. Construire avec vous des contenus structurés, réguliers, accessibles et pédagogiques. Construire une presse qui éclaire au lieu d’attiser. Qui explique au lieu de simplifier à outrance. Qui responsabilise au lieu d’instrumentaliser ».
Ibrahim Manzo Diallo a, enfin, réaffirmé la disponibilité de son institution à « accompagner cette dynamique, dans le respect des attributions qui lui sont assignées par les plus hautes autorités de notre cher pays, le Niger. »
Prenant la parole à cette occasion, la Secrétaire générale du RJDH, Mme Aïchatou Wakasso a souligné que « cette rencontre se veut avant tout un cadre convivial d’échanges et de concertation. Il nous offre l’opportunité de réfléchir ensemble aux moyens de renforcer la présence durable des thématiques liées aux droits humains et à l’accès à la justice dans vos grilles de programmes », tout en espérant qu’elle « marque le début – ou le renforcement – d’un engagement collectif en faveur d’une information plus structurée, régulière et accessible au grand public sur ces questions fondamentales ».
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