Marburg : quatre questions pour comprendre cette maladie à fièvre hémoragique

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Marburg : quatre questions pour comprendre cette maladie à fièvre hémoragique
Marburg : quatre questions pour comprendre cette maladie à fièvre hémoragique

Africa-PressSão Tomé e Príncipe. Un Guinéen vient de déceder de la fièvre hémorragique causé par le virus de Marburg.

C’est la première fois que ce virus, de la même famille qu’Ebola est découverte en Afrique de l’ouest.

L’organistation mondiale de la Santé prévient de l’existence d’un risque élevé d’une épidémie de fièvre à virus de Marburg en Guinée, deux mois après la fin officielle d’une épidémie d’Ebola dans le pays. Mais qu’est que cette maladie et que faut-il en retenir?

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Quelle est la différence entre le Marburg et Ebola ?

Les virus Marburg et Ebola sont des cousins, appartenant tous deux à la famille des filovirus.

Bien qu’elles soient provoquées par deux virus différents, les deux maladies sont similaires sur bien des aspects.

Elles sont toutes deux rares et ont la capacité de provoquer des flambées épidémiques potentiellement mortelles.

Les deux fièvres hémoragiques sont transmis par contact direct avec des fluides corporels ou des animaux infectés.

La structure des deux virus ainsi que leurs manifestations cliniques se ressemblent. Ils résident chez des hôtes animaux, peuvent entraîner un important saignement et une défaillance d’organe pouvant être fatale.

La différence entre Ebola et Marburg se trouve au niveau de son génome et dans les petites variations génétiques observées entre les deux organismes.

Quel est le degré de contagion du virus de Marbourg et comment est-il transmis ?

Selon l’Oms, l’infection chez l’homme résulte à l’origine d’une exposition prolongée dans des mines ou des grottes abritant des colonies de roussettes.

La transmission est interhumaine et se produit lors de contacts directs avec du sang, des sécrétions, des organes ou de fluide corporel de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux contaminés par ces liquides.

Toutefois, les formes les plus graves de l’infection surviennent lorsque la transmission s’opère via du matériel d’injection contaminé ou par des piqûres accidentelles.

Cela entraîne une dégradation rapide de l’état physique et éventuellement une mortalité plus élevée.

Les personnes infectées restent contagieuses tant que le virus est présent dans leur sang.

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La période d’incubation est de 5 à 10 jours. Les symptômes comprennent de la fièvre, des frissons, des céphalées, des myalgies, des nausées, des vomissements, des douleurs thoraciques, un mal de gorge, des douleurs abdominales et des diarrhées.

Ils deviennent de plus en plus graves et peuvent inclure une jaunisse, une inflammation du pancréas, une perte de poids importante, un délire, un choc, une insuffisance hépatique, une hémorragie massive et un dysfonctionnement de plusieurs organes.

Le taux de létalité de la fièvre hémorragique de Marbourg se situe entre 23 et 90 %, selon le Centre de Traitement des maladies (CDC).

“C’est un virus qui a le potentiel de causer une maladie grave à plusieurs organes, il est très transmissible et la raison pour laquelle on l’appelle la fièvre hémorragiquevirale est qu’il peut vous faire saigner de divers organes. Les saignements les plus fréquents sont de la bouche, du nez, des gencives ou du dessous des yeux”, précise le docteur Krutila Kuppalli professeur adjoint en maladies infectieuses à l’Université médicale de Caroline du Sud, aux Etats-unis.

Comment a-t-on découvert le Marburg ?

La maladie à virus Marburg est détéctée pour la première fois en 1967, lors de flambées survenues simultanément à Marburg et à Francfort (Allemagne), ainsi qu’à Belgrade (Serbie).

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Elles étaient liées à des travaux de laboratoire sur des singes verts africains importés d’Ouganda.

Par la suite, des flambées et des cas sporadiques apparaissent en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda.

En 2008, deux cas indépendants sont notifiés chez des voyageurs ayant visité une grotte abritant des colonies de roussettes (Rousettus) en Ouganda.

Existe-t-il un traitement ou un vaccin contre le Marburg ?

Il n’existe actuellement pas de vaccin ni de traitement antirétroviral approuvé pour la maladie à virus Marburg.

Cependant, des soins de soutien – réhydratation par voie orale ou intraveineuse – et le traitement de certains symptômes spécifiques améliorent la survie des patients.

Des anticorps monoclonaux sont en cours de développement et des antirétroviraux, comme le Remdesivir et le Favipiravir qui ont été utilisés dans le cadre d’études cliniques portant sur la maladie à virus Ebola, pourraient également être testés pour la maladie à virus Marburg.

Des traitements expérimentaux sont validés dans des modèles de primates non humains, mais n’ont jamais été essayés chez l’homme, indique le Centre Africain de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC Afrique).

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