les œuvres du photographe tchadien Abdoulaye Barry s’exportent

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les œuvres du photographe tchadien Abdoulaye Barry s’exportent
les œuvres du photographe tchadien Abdoulaye Barry s’exportent

Africa-Press – Tchad. Le photographe tchadien Abdoulaye Barry, lauréat du prix pour la photographie du musée du Quai Branly- Jacques Chirac édition 2019 a été invité début décembre par ledit musée pour revenir sur sa résidence sur les rives du Lac Tchad et sur sa réalisation de la série photographie “Un SI Grand Lac”.

Tout a commencé en 2019 quand le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac a lancé son appel à projet: « les Résidences Photographiques du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac ». C’est un appel à projets qui est ouvert aux photographes professionnels sans limite d’âge et originaires des quatre continents représentés dans les collections du musée, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et des Amériques.

“J’ai donc postulé avec mon projet ( Un Si Grand Lac) qui est en cours de réalisation depuis quelques années, mais avec des difficultés pour trouver un financement ou avoir une aide quelconque. Quand le résultat est tombé, le Musée m’a annoncé que mon projet ( Un SI Grand Lac ) était sélectionné par le jury, parmi les 6000 postulants et que j’étais le lauréat de 2019. J’ai donc commencé ma résidence au Lac Tchad en novembre 2019. Malheureusement l’épidémie de COVID-19 a retardé la finalisation et le rendu de mon travail”, relate Abdoulaye Barry.

Les membres du groupement d’agriculteurs Histifack, (Histifack), l’entente en arabe local,

créé le 15 mars 2017, composé de habitants des villages environnants avec les rescapés. Leur

objectif: unir leurs efforts pour faire face à la crise alimentaire, nutritionnelle et toute autre

menace

Les violences alimentées par les insurgés de la secte Boko Haram, l’insécurité, les lourds dispositifs anti Boko Haram, l’État d’urgence quasi-permanent, la priorité accordée aux militaires au détriment des civils et en fin le changement climatique et la dégradation de l’environnement. Ce sont ces difficultés que rencontre la population de la région du Lac Tchad que Abdoulaye Barry veut partager avec le reste du monde à travers son projet “Un SI Grand Lac”. “En novembre 2019 et début janvier 2020, j’ai effectué plusieurs voyage au Lac Tchad pour rencontrer les personnes qui y vivent et y travaillent, les groupements d’agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les déplacés et les réfugiés, pour pouvoir échanger, discuter et pouvoir les photographier“.

Pendant sa résidence, il a réalisé des portraits d’ambiance nocturne. ” Je souhaite témoigner de l’existence fragile de ce peuple avec leurs outils ancestraux d’agriculteur et la lampe torche du téléphone portable. J’ai souhaité les photographier comme çà, simplement, pour montrez toutes ces menaces qui pèsent sur leurs vies, et les montrer dans leur époque marquée par des bouleversements climatiques, économiques et sociaux dans un monde qui se cherche un destin”.

Série « Un Si Grand Lac »

Abdoulaye Mahamat, 45 ans, cultivateur. Les conflits entre cultivateur et éleveurs sont

depuis quelques année très fréquents et parfois très meurtriers dans certaines zones du

Lac Tchad et encore viennent l’intrusion de bétail pendant la nuit dans les champs’’.

La durée de la résidence à Paris est d’une semaine et le programme s’est décliné comme suit:

En premier lieu, la résidence est dédiée au tirage des photos réalisées au Lac-Tchad en novembre 2019 et janvier 2020. Il y a eu ensuite une cérémonie pour l’entrée du projet (Un SI Grand Lac) dans la collection du Musée, ainsi qu’une rencontre avec le public parisien dans la salle de la lecture Jacques Kerchache du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac où “j’ai pu longuement parler et échanger autour de mon travail”.

L’exposition de la série est prévue courant 2023.

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