Des personnes handicapées et la douane du Chari Baguirmi ne sont pas sur la même longueur d’onde au sujet du transport de marchandises

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Des personnes handicapées et la douane du Chari Baguirmi ne sont pas sur la même longueur d’onde au sujet du transport de marchandises
Des personnes handicapées et la douane du Chari Baguirmi ne sont pas sur la même longueur d’onde au sujet du transport de marchandises

Africa-Press – Tchad. Elles sont mécontentes. Des personnes handicapées de N’Djamena traversent des moments difficiles ce dernier temps. Depuis trois semaines, elles peinent à transporter leurs marchandises de Kousseri jusqu’à la capitale tchadienne.

Selon le porte-parole des personnes handicapées, Ali Oussignbété Justin, le chef de la circonscription de la douane du Chari Baguirmi les traite de fraudeurs.

’’Il nous traite de fraudeurs. Nous ne sommes pas des fraudeurs, et voici des preuves (il montre des documents).

Depuis trois semaines, on amène du jus, sel, quand on vient à la douane pour faire la déclaration, monsieur Saleh Abakar Annour nous interdit de venir à la douane verser la quittance’’.

Un refus que des personnes handicapées ont indiqué ne pas comprendre. ’’Mais pourquoi ?’’ S’interroge Ali Oussignbété Justin. Par l’intermédiaire de Justin, des personnes handicapées de N’Djamena ont menacé de descendre dans la rue.

’’D’ici trois jours si rien n’est fait, on va ramper pour aller chez monsieur Saleh Abakar Annour. Nous donnons 72 heures à monsieur Saleh Abakar Annour’’. Réaction de l’accusé

Le chef de la circonscription de la douane du Chari Baguirmi, Saleh Abakar Annour n’a pas hésité de réagir. Selon ce dernier, les personnes handicapées n’ont pas d’”autorisation zéro” venant du gouvernement pour transporter les marchandises.

Il indique qu’elles doivent payer comme les autres sinon c’est de la fraude. ’’La douane est à la disposition de tous. Le droit de taxe est obligé. Les personnes handicapées doivent payer les taxes comme tous les autres commerçants et autres personnes.

Si les handicapés ne paient pas, les commerçants n’accepteront pas de payer. Et moi, j’ai besoin de recettes pour présenter aux chefs hiérarchiques. Si je ne verse pas, l’Etat va m’interpeller’’, se défend-t-il.

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