Le parti politique UDD exprime sa préoccupation quant aux contours de la 5ème République

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Le parti politique UDD exprime sa préoccupation quant aux contours de la 5ème République
Le parti politique UDD exprime sa préoccupation quant aux contours de la 5ème République

Africa-Press – Tchad. Le président du parti, Dikbo Hubert, lors d’une conférence de presse tenue le 3 février 2024, dénonce une mise en scène orchestrée visant à museler les voies de libertés et d’expression. Selon lui, l’adoption et la promulgation de la loi sur l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), qui remplace l’ancienne Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), est un coup porté au peuple tchadien.

Dikbo Hubert souligne que les membres de cette agence sont tous nommés par le pouvoir en place et ne représentent pas de manière consensuelle les partis politiques et la société civile. Il déplore également que l’actuelle Assemblée Nationale qui a voté cette loi ne représente pas véritablement le peuple tchadien mais est plutôt au service du pouvoir en place. Pour lui, cela laisse présager une fin imminente pour la démocratie au Tchad et un retour à une dictature oppressive.

L’UDD met en cause les conseillers nationaux dans leur responsabilité dans ces événements et appelle le peuple tchadien à faire preuve de solidarité et vigilance. Dikbo Hubert s’interroge également sur le rôle joué par le Cadre National de Concertation des Partis Politiques (CNCP). Il constate que cette structure a été écartée dans la gestion des élections référendaires au profit d’une autre structure désignée par ordre du pouvoir. Il demande donc purement et simplement sa dissolution.

Pour l’UDD, il est clair que cette refondation annoncée n’est qu’un écran de fumée destiné à maintenir les Tchadiens dans leur situation précaire. Le parti dénonce également un népotisme exacerbé ainsi qu’un clanisme omniprésent qui témoignent du fait que le Tchad continue d’être considéré comme un butin politique.

Face à ces constats alarmants, l’UDD exige un pacte Nord-Sud pour assurer une rotation régulière du pouvoir afin d’éviter toute forme d’injustice sociale. Prendre exemple sur notre voisin nigérien où chrétiens et musulmans se succèdent au pouvoir serait selon eux la seule alternative pour réparer définitivement cette injustice sociale persistante.

Il conclut en rappelant que le Tchad est notre patrimoine commun dont aucune catégorie citoyenne ne devrait être condamnée indéfiniment à servitude. Un changement pacifique mais effectif doit avoir lieu afin d’établir un équilibre social- économique propice au développement intégral du pays ainsi qu’à sa stabilité durable.

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