les réfugiés camerounais du site de Farcha se reconstituent une vie

31
les réfugiés camerounais du site de Farcha se reconstituent une vie
les réfugiés camerounais du site de Farcha se reconstituent une vie

Africa-Press – Tchad. Le lundi 6 juin, Alhadj Ahmat, réfugié, a retrouvé le sourire.

Le gouvernement du Tchad et ses partenaires viennent de lancer une opération de transferts monétaires d’urgence en appui aux réfugiés camerounais et communautés hôtes au village Guilmey, dans le 1er arrondissement de N’Djamena.

L’objectif est de doter chaque ménage réfugié d’un téléphone et d’une somme de 45 000 franc CFA.

Juste à la fin de la cérémonie, Alhadj Ahmat regarde autour de lui et replonge dans ses pensées.

Les conditions de vie, les charges familiales et autre lui taraudent l’esprit.

Après s’être déplacé du quartier Farcha Milezi au village Guilmey toujours dans le 1er arrondissement de N’Djamena, les conditions de vie n’ont pas été faciles pour ce père de 4 enfants.

’’Dieu merci nous avons reçu de gombo, farine mais ces choses finissent en moins de 15 jours.

Il faut attendre la fin du mois pour recevoir autre’’.

Pour tenir le coup les restant de jours, Alhadj Oumar passe par outre.

’’Ils nous ont apporté des nattes et couvertures, mais j’étais obligé de les vendre pour nourrir mes enfants’’.

Chaque matin, ce père de famille arpente les rues pour venir au centre ville et faire de travaux ménagers dans des concessions des particuliers au quartier Farcha afin de supporter les charges familiales.

Comme Alhadj Ahmat, beaucoup de réfugiés essaient de trouver de petites activités pour leur survie après avoir fui les conflits intercommunautaires de la ville de Koussérie il y a 6 mois.

C’est le cas d’Azer Brahim, père de 2 enfants.

Il enseigne à l’école primaire créée sur le site par les ONG aux réfugiés.

’’Je suis un enseignant réfugié.

Et le salaire qu’on me paie ici 52 000f CFA, Dieu merci me permet de nourrir ma famille‘’.

Les femmes réfugiées ne restent pas bras croisés sur cet espace rempli de tentes.

La plupart d’entre elles mènent des petits commerces.

Elles vendent poisson, légumes, condiments et des fruits.

Le site de réfugiés de Farcha, est géré par la Commission nationale d’accueil et de réinsertion des réfugiés (CNARR) et financé en partie par l’Union européenne et les Nations unies.

Il abrite des centaines des réfugiés venu du Cameroun.

La vie se redessine peu à peu malgré des conditions de vie difficiles.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here