Africa-Press – Tchad. Une session du comité de pilotage des projets de consolidation de la paix s’est tenue le lundi 16 février, avec pour ambition de tracer la feuille de route en faveur de la paix et de la cohésion sociale au Tchad d’ici 2029.
Autour de la ministre déléguée auprès du ministre des Finances, chargée de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, se sont réunis des représentants des institutions de la République, des partenaires techniques et financiers, du système des Nations Unies ainsi que de la société civile. Tous ont réaffirmé leur engagement commun à consolider les acquis et à prévenir les conflits.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre déléguée, Fatima Haram Acyl, a souligné que cette rencontre intervient dans un contexte « porteur d’espoir et exigeant en responsabilités ». Elle a rappelé les avancées enregistrées ces dernières années, notamment la mise en place d’un Cadre permanent de dialogue politique, la transformation du ministère de la Réconciliation nationale en médiature de la République et l’intégration de plus de 500 cadres issus des mouvements politico-militaires dans la Fonction publique. Autant d’initiatives qui, selon elle, traduisent la volonté du gouvernement de garantir une participation inclusive de toutes les forces vives de la nation.
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De son côté, le coordonnateur résident du système des Nations unies au Tchad, Dr François Batalingaya, a insisté sur le caractère stratégique de cette étape. « Le Tchad se trouve aujourd’hui à un moment décisif et dispose d’une opportunité de consolider ses acquis en matière de paix, de renforcer la cohésion sociale et de prévenir la résurgence des conflits », a-t-il déclaré. Il a salué la vision portée par le Plan national de développement « TchadConnexion2030 » et la Stratégie nationale de cohésion sociale 2024-2029, qui placent le dialogue et la prévention des conflits au cœur de l’action publique. « La paix n’est pas seulement un objectif, mais une condition essentielle pour le développement durable », a-t-il rappelé.
Les échanges ont également mis en lumière le rôle du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF). Selon la ministre, ce mécanisme a investi près de 60 millions de dollars au Tchad depuis 2017, constituant un levier stratégique pour traduire les engagements politiques en actions concrètes et durables sur le terrain.
Au terme des discussions, trois priorités ont été retenues pour l’année à venir: définir des orientations politiques et stratégiques consensuelles pour les investissements du PBF en 2026, renforcer la mobilisation des ressources et des partenariats, et valider un cadre opérationnel garantissant la cohérence et l’impact des actions menées.
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