la pénurie du carburant, une occasion d’arnaque pour les vendeurs à la sauvette

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la pénurie du carburant, une occasion d’arnaque pour les vendeurs à la sauvette
la pénurie du carburant, une occasion d’arnaque pour les vendeurs à la sauvette

Africa-Press – Tchad. Dans plusieurs quartiers de N’Djaména, la pénurie artificielle du carburant constatée il y a quelques jours est une opportunité pour les vendeurs d’essence à la sauvette de monter les enchères.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Cette maxime populaire trouve tout son sens à N’Djaména où la population crie la pénurie du carburant. Quand dans les stations-services c’est des longs fils d’attente, dans les rues, les vendeurs d’essence à la sauvette multiplient leurs chiffres d’affaires comme ils veulent et sans gêne.

Du 3eme arrondissement au 9eme arrondissement, en passant par le 7eme arrondissement, le prix d’essence dans les rues est légèrement augmenté par les commerçants. 1,5 litre qui se vendait à 800FCFA, se vend depuis quelques jours à 1000FCFA et sans explications. « C’est simplement de l’arnaque », s’offusque un motocycliste qui dénonce une pénurie artificielle.

Entretemps, à l’angle du rond-point Walia, dans le 9eme arrondissement, Nani, une mère d’enfants se réjouit de son chiffre d’affaires de la journée. De 06h à 15h, elle se retrouve avec 12000FCFA, ce qui n’était pas le cas avant la pénurie. Quant on lui demande pourquoi avoir ajouter 200FCFA au prix d’un litre et demi d’essence, elle répond en riant : « c’est le business ».

Pour échapper à cette loi de business qui va systématiquement à la défaveur des clients, Nagassou, conducteur de moto taxi devient plus malin. « Si j’ai besoin de 1,5 litre d’essence j’achète seulement trois fois le demi litre qui coûte 300FCFA et cela me fait juste 900FCFA. Je n’ai pas besoin de donner 1000FCFA pour avoir la même quantité », explique-t-il.

Si depuis trois jours les vendeurs d’essence à la sauvette tirent conséquemment leurs intérêts de cette pénurie que les citoyens qualifient d’« artificielle », la journée du 11 janvier n’a pas été vraiment rose pour eux, car les stations-services semblent fonctionner aisément comme d’habitude. Toutefois, certains vendeurs de la rue ne font pas le rétropédalage.

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