La British International Investment continuera à investir dans des projets gaziers en Afrique sous certaines conditions

1
La British International Investment continuera à investir dans des projets gaziers en Afrique sous certaines conditions
La British International Investment continuera à investir dans des projets gaziers en Afrique sous certaines conditions

Africa-Press – Togo. La position de British International Investment contraste avec celles de plusieurs pays développés et institutions financières, qui ont annoncé la fin du financement des projets liés aux énergies fossiles.

La British International Investment (BII) continuera à investir dans des projets gaziers en Afrique s’ils permettent d’améliorer l’accès à l’électricité sur le continent, a rapporté Bloomberg, ce mardi 28 novembre, citant un dirigeant de cette institution britannique de financement du développement.

« Nous essayons de maintenir une position qui est probablement plus souple que celle de certains autres pays. Nous soutiendrons les projets gaziers en Afrique dans les cas où il existe un réel besoin de développement », a déclaré le directeur général de la BII, Nick O’Donohoe.

« Le grand défi des institutions de financement du développement est de trouver le bon équilibre pour répondre aux besoins de plus de 600 millions de personnes en Afrique, qui ne disposent pas d’un accès à l’électricité. Nous concilions le changement de cette donne avec la nécessité de passer à une consommation nette zéro », a-t-il ajouté, indiquant que « la politique de BII reflète celle du Royaume-Uni ».

La position de British International Investment contraste avec celles de plusieurs pays développés et institutions financières, qui se détournent de plus en plus du financement des énergies fossiles.

Durant la COP 26 à Glasgow, une vingtaine de pays développés s’étaient également engagés à mettre un terme au financement à l’étranger de projets d’énergies fossiles sans techniques de capture de carbone, à partir de fin 2022.

De leur côté, plusieurs institutions financières multilatérales telles que la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont annoncé la fin du financement des projets pétroliers et gaziers. Cela complique la mobilisation des financements destinés au développement des grandes réserves gazières découvertes ces dernières années sur le continent, qui ne contribue qu’à hauteur de 3 % aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et souffre d’une grande pauvreté énergétique.

Selon les estimations de la Chambre africaine de l’énergie (AEC), l’Afrique aura besoin d’environ 375 milliards de dollars de financements au cours des dix à douze prochaines années pour maintenir la production des champs gaziers existants, développer de nouveaux gisements et construire des infrastructures pour acheminer le combustible fossile vers les marchés.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Togo, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here