Cemac : le taux de souscription aux titres publics baisse de plus de 19% au mois de mai 2022 (Beac)

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Cemac : le taux de souscription aux titres publics baisse de plus de 19% au mois de mai 2022 (Beac)
Cemac : le taux de souscription aux titres publics baisse de plus de 19% au mois de mai 2022 (Beac)

Africa-Press – Cameroun. Investir au Cameroun) – Entre avril et mai 2022, le taux de souscription des titres publics sur le marché de la Beac a baissé de 19,2%, passant de 102,85% à seulement 83,58%, selon les données publiées par la Cellule de règlement et de conservation des titres (CRCT) de la Beac, l’institut d’émission commun aux six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale).

En d’autres termes, le volume des offres financières faites aux États en quête de financements par les banques opérant comme spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) sur ce marché ne satisfaisait que 83,58% de la demande au mois de mai 2022. Alors que ces mêmes offres dépassaient le montant sollicité par les États au mois d’avril (102,85%).

Dans son rapport, la CRCT n’explique pas les raisons de cette baisse du taux de souscription. Mais, selon les experts, en l’absence d’un marché secondaire des titres publics dynamique, qui permet de replacer les valeurs souscrites sur le marché primaire, le portefeuille titres des SVT est devenu obèse. Ce qui réduit leurs marges de manœuvre pour l’acquisition de nouveaux titres, eu égard aux ratios prudentiels qu’il faut respecter.

À titre d’exemple, au mois de mai 2022, les banques (SVT) détenaient encore 74,2% des titres émis par les pays de la Cemac sur le marché de la Beac, selon les chiffres de la CRCT. Les investisseurs institutionnels, la Beac (programme de rachat des titres) et les personnes physiques, supposés racheter ces titres sur le marché secondaire, n’en détenaient cumulativement que 25,8%, dont 1,4% seulement pour les personnes physiques, contre 17% pour les institutionnels.

Par ailleurs, la baisse du taux de souscription aux titres publics sur le marché de la Beac au mois de mai 2022 peut aussi s’expliquer par l’absence du Cameroun sur ce marché. En effet, selon les données compilées par la Beac, de tous les six pays de la Cemac, les titres du Cameroun sont généralement les plus courus, et affichent de ce fait les taux de souscription les plus élevés sur ce marché. Cette réalité s’explique par la crédibilité de la signature du Cameroun, qui, depuis le lancement de ce marché en 2011, n’a jamais connu le moindre défaut de paiement.

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