Cameroun – Sérail: Quand la rumeur annonce le remaniement ministériel

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Cameroun - Sérail: Quand la rumeur annonce le remaniement ministériel
Cameroun - Sérail: Quand la rumeur annonce le remaniement ministériel

Africa-PressCameroun. Le jeu des rumeurs et des spéculations sur la formation d’un nouveau gouvernement fait son bonhomme de chemin au Cameroun depuis quelques semaines. Des noms des ministres entrants et sortants sont largement partagés sur la toile.

Selon le quotidien Le Messager de ce 1er avril 2021, pour comprendre cette frénésie, il y a lieu de mettre en vitrine les deux scrutins, législatif et municipal, organisés les 9 février 2020, tout comme les régionales du 6 décembre 2020.

En effet, explique le journal, le président Paul Biya, «n’a pas toujours sorti des tiroirs, toutes les dividendes ou les récompenses pour ceux des siens qui ont mouillé particulièrement le maillot. C’est vrai que les différents bureaux exécutifs municipaux et régionaux ont été constitués, mais là où beaucoup des travailleurs politiques lorgnent, c’est une place dorée au sein du gouvernement».

A côtés de cette pression, qualifiée «d’inutile pour réveiller le souvenir de Paul Biya aux actions menées et par conséquent des rétributions attendues», le journal estime qu’on peut également penser au lancement des ballons d’essais pourris pour jeter l’anathème sur tous les adversaires qui virtuellement sont en pole position de rafler tel ou tel maroquin.

«De ce fait, assurés du fait que Paul Biya est un joueur qui aime et sait brouiller les cartes, le seul fait de jeter sur la place publique tout un gouvernement prétendument sorti d’Etoudi où tous les principaux collaborateurs du chef de l’État sont out du Palais, est en soi un signal fort qu’il faut relever, qu’importe les justificatifs qu’on peut y associer. Que le SGPR et le Directeur du Cabinet civil, soient évincés au profit d’autres qui sont nommés et cités, est la caractéristique même des batailles souterraines qui se livrent, laissant croire faussement à l’opinion que la gestion du pouvoir est fébrile ou dans la rue», peut-on lire.

Le dernier point «maléfique» de ces gouvernements distillés pernicieusement sur la toile, est, soutient Le Messager, «vraisemblablement de jouer avec les nerfs des ministres en poste d’abord, ensuite de ceux qu’on annonce entrants car Paul Biya aime tordre le cou à la rumeur et particulièrement celle qui est liée à son action».

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