Cameroun – Crise anglophone : Accusée d’exactions sur des civils en ce début juin au Nord-Ouest, l’armée dément formellement et crie à la désinformation

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Cameroun – Crise anglophone : Accusée d’exactions sur des civils en ce début juin au Nord-Ouest, l’armée dément formellement et crie à la désinformation
Cameroun – Crise anglophone : Accusée d’exactions sur des civils en ce début juin au Nord-Ouest, l’armée dément formellement et crie à la désinformation

Africa-PressCameroun. Mise au ban ces derniers temps par des dénonciations d’ONG et des médias, au sujet des exactions commises sur les personnes civiles dans la région du Nord-Ouest, l’armée camerounaise sort de son silence. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 10 juin 2021, le Chef de la division de la Communication au ministère de la Défense, le capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack, apporte un démenti, tant pour les accusations d’enlèvement attribuées aux forces de défense et de sécurité dans l’arrondissement d’Ako, département du Donga-Mantung le 2 juin 2021, que celles de Bafanji le 5 juin 2021. « Il n’en est rien. Absolument rien », affirme le porte-parole de l’armée.

D’après lui, les Forces de défense et de sécurité n’ont fait que riposter à une attaque des terroristes se revendiquant de l’Etat virtuel de l’Ambazonie. « En effet, le mardi 1er juin 2021, des éléments du 52ème Bataillon d’Infanterie Motorisée de Nkambe en patrouille pédestre de reconnaissance sont tombés sur un camp d’entrainement et d’aguerrissement terroriste aux abords du village Ekuru. Pris de panique, les rebelles ont immédiatement ouvert le feu sur les éléments des forces de défense dont riposte a été vive et énergique. Le bilan au terme de ce violent accrochage est de 4 terroristes neutralisés et d’autres en fuite, plusieurs armes, accessoires et munitions de guerre récupérés », relate Cyrille Serge Atonfack.

Quant aux événements survenus à Bafanji dans l’arrondissement de Balikumbat, département du Ngokétunjia, il s’est encore agi d’une riposte des soldats à la suite d’une attaque des terroristes, lesquels avaient entrepris une opération d’extorsion d’argent auprès des populations pour l’achat des armes, et qui ont pris la poudre d’escampette à la vue des militaires, non sans leur tirer dessus. Cinq parmi eux ont été appréhendés, et du matériel de guerre saisi.

Le porte-parole de l’armée déplore par ailleurs « un nouvel assaut de désinformation et d’intoxication de l’opinion » par des ONG et des médias, dans le seul but de jeter l’opprobre sur l’armée.

En effet, dans un récent communiqué du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale (REDHAC), l’armée était accusé d’avoir procédé à l’enlèvement d’au moins sept personnes dans le Donga-Mantung, lesquelles n’avaient plus donné de nouvelles depuis lors.

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