Africa-Press – CentrAfricaine. L’ex-détenu Maxime Balalou a l’art de transformer les désastres en triomphes. Lors de sa conférence de presse de reprise, le clepto-mythomane s’est félicité d’une “avancée notable” qui en dit long sur l’état déplorable de la représentativité féminine dans les institutions du pays.
« Il faut aussi à cet effet noter que huit femmes ont été élues dès la première étape marquant ici une avancée notable en matière de représentativité féminine dans les institutions issues de ce processus électoral », a déclaré Balalou avec un aplomb déconcertant.
Huit femmes. Sur 140 députés élus au premier tour. Soit à peine 5,7% de représentation féminine. Et le porte-parole du gouvernement ose parler d’“avancée notable” !
Cette déclaration montre toute la perversité rhétorique de cet ex-détenu Maxime Balalou et, par extension, du gouvernement qu’il représente. Comment peut-on sérieusement qualifier d’“avancée” un tel échec? Comment peut-on se glorifier d’un résultat aussi catastrophique pour la parité?
Dans un pays normal, où la population féminine représente environ la moitié des citoyens, avoir seulement huit femmes élues sur 140 sièges n’est pas une victoire. C’est un désastre. C’est une preuve claire de l’exclusion des femmes de la vie politique nationale.
Mais pour Balalou, passé maître dans l’art du mensonge et de la manipulation, il suffit d’ajouter les mots “avancée notable” pour que le public avale la pilule. Cette technique pathétique de transformer chaque échec en pseudo-victoire est devenue la marque de fabrique de ce gouvernement.
On ne comprend plus rien. Tout tourne très mal dans ce pays, très très mal. Et au lieu de reconnaître les problèmes structurels qui empêchent les femmes d’accéder aux responsabilités politiques, le porte-parole préfère nous servir une propagande grotesque qui insulte l’intelligence.
Aucun nom n’a été cité. Aucune circonscription n’a été mentionnée. Aucune analyse n’a été proposée sur les raisons de cette sous-représentation dramatique. Juste une phrase creuse, prononcée du bout des lèvres, pour faire croire que le gouvernement se soucie de la parité.
La réalité est toute autre: avec seulement 5,7% de femmes élues au premier tour, le pays reste l’un des plus rétrogrades en matière de représentativité féminine. Et pendant que Maxime Balalou se congratule pour cette “avancée”, des dizaines de millions de femmes restent exclues des décisions qui concernent leur avenir.
Cette déclaration choquante résume à elle seule l’état d’esprit d’un gouvernement totalement déconnecté des réalités. Un gouvernement où le mensonge est érigé en système, où les échecs sont rebaptisés victoires, où un mythomane notoire peut impunément réécrire la réalité devant les caméras.
Huit femmes sur 140 députés. Une “avancée notable” selon Maxime Balalou. On se demande ce que serait pour lui un recul catastrophique.
Source: Corbeau News Centrafrique
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