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À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, ce sont des cartouches de chasse vendues illégalement à ciel ouvert par un homme de mains du capitaine, chef du détachement des FACA qui ont mis le feu aux poudres entre les militaires de l’armée nationale et les eaux et forêts.
En effet, le capitaine chef du détachement de l’armée nationale à Ouadda-Maïkaga avait pris l’habitude de confier des munitions de chasse, cartouches double zéro et autres calibres — à un jeune homme du coin, chargé de les vendre sans discrétion sur le marché local. Un commerce qui ne cachait même plus son existence.
Mais la semaine dernière, tout a basculé. Un auxiliaire des eaux et forêts, Ali, est allé au marché, et a repéré la vente illicite de ces minutions. Il a aussitôt alerté son supérieur, le chef du cantonnement forestier, monsieur Robert. Ce dernier lui a aussitôt donné l’ordre de saisir la marchandise, conformément à ses attributions.
Mais le vendeur, de son côté, a fait de la résistance. Il a refusé d’obtempérer. Sachant que les munitions appartenaient au capitaine, il a cherché l’affrontement avec Ali, l’auxiliaire des eaux et forêt, déclenchant un violent affrontement entre les deux protagonistes.
Pendant ce temps, des soldats FACA, présents dans le marché, ont rapidement intervenu. Ils ont pris fait et cause pour leur chef: ils ont récupéré les munitions et renvoyé l’auxiliaire les mains vides.
Pendant ce temps, le capitaine était alors absent. Il est parti à Boungous, à 45 kilomètres de là, pour une opération contre des éleveurs.
À son retour, le vendeur lui a rapporté l’incident. Le capitaine a immédiatement ordonné l’arrestation d’Ali et envoyé ses hommes le chercher chez lui à trois reprises, sans succès.
À la troisième tentative, il a conduit lui-même une patrouille de cinq éléments jusqu’au domicile de l’auxiliaire. Ali n’y était pas. Les militaires l’ont finalement localisé chez Robert, et ont exigé qu’on le leur remette sur-le-champ.
Robert a refusé net. Il a rappelé aux soldats que c’est lui, et lui seul, qui avait ordonné la saisie — et qu’il en portait l’entière responsabilité. Les militaires sont repartis bredouilles informer leur capitaine que Robert a refusé de leur remettre Ali. Aussitôt, le capitaine ordonnent à ses éléments d’aller dire à Robert de venir vite le voir. Les militaires sont repartis chez Robert, lui dire de venir à la base des FACA, le capitaine a voulu le voir. Une fois de plus, Robert refus, et dire à ces militaires d’aller dire à leur capitaine qu’il ne peut pas se déplacer.
Entre le chef du détachement FACA et le chef de service des eaux et forêts, la tension reste suspendue, sans que l’une ou l’autre des deux parties n’ait encore bougé.
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