Centrafrique : pour célébrer la disparition de Bob Marley, les Rasta de Bangui prônent l’unité et le respect des droits humains

4
Centrafrique : pour célébrer la disparition de Bob Marley, les Rasta de Bangui prônent l’unité et le respect des droits humains
Centrafrique : pour célébrer la disparition de Bob Marley, les Rasta de Bangui prônent l’unité et le respect des droits humains

Africa-Press – CentrAfricaine. Le 11 mai de chaque année, l’on commémore, à travers le monde, la disparition de Bob Marley. Voilà 41 ans que l’icône mondiale du reggae est décédée. Jamaïcain, Bob Marley a su imposer et faire valoriser ce genre de musique de révolution. De nos jours la commémoration de sa disparition revêt une grande importance pour les rastas centrafricains ?

Beaucoup de personnes se souviennent encore de Robert Nesta Marley dit Bob Marley décédé, le 11 mai 1981 à l’âge de 36 ans. Depuis sa disparition, cette date donne l’occasion aux fans du roi du reggae de lui rendre hommage et de célébrer cette musique. Pour les reggae men centrafricains, cette journée est spéciale. Elle mérite d’être célébrée en grande pompe car pour eux, le reggae dépasse la dimension musicale.

« Ce qui importe pour nous, c’est la loyauté »
“Les rastas, c’est des militants de la paix et de la cohésion sociale, gage de l’équilibre social. Pour nous, ce qui importe, c’est la loyauté. Parce que le franc-parler, libère beaucoup de gens. Mon message, c’est autour de l’unité. Le reggae n’est pas une musique pour divertir. Il est le message, l’amour, la fraternité, l’égalité entre les humains. Le respect des droits humains”

fait savoir Alban Roméo Dombéto, alias Jah Binos.

Toutefois, les passionnés de cette journée du 11 mai profitent pour recadrer les choses.

« Ce n’est pas une journée de voyous »
“Cette journée est spéciale pour les rasta men. Elle n’est pas pour les voyous, les délinquants et les dérobeurs qui doivent fumer le chanvre indien. Puisque, parmi les rasta men, il y a des vrais rasta men. Ainsi, en tant que vrai rasta, on doit se réunir quelque part pour célébrer dignement cette fête du 11 mai”

précise Askin dit Imam de la rue.

Le reggae, genre musical de révolution, était pour Bob Marley le style de dénonciation des maux qui gangrénaient la société. Par ailleurs, le militant de l’unité, de la justice, de lutte contre l’esclavage était aussi l’un des soutiens à l’idée de la création de l’Organisation de l’union africaine (OUA). 41 ans après sa disparition, Bob Marley est toujours vivant dans la tête de ses fans.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here