” la gestion des ressources ne profite pas à l’ensemble de la population” alerte la Banque mondiale

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" la gestion des ressources ne profite pas à l’ensemble de la population" alerte la Banque mondiale

Africa-Press – CentrAfricaine. La République centrafricaine dispose désormais d’un outil de programmation pour son développement d’ici 2050. Dans un mémorandum économique intitulé

“République centrafricaine, de la fragilité à la croissance accélérée et inclusive”, la Banque mondiale brosse un bilan critique de la gouvernance et engage le pays à des réformes. C’est la substance de la présentation faite lors de la publication, ce 11 mai, dudit document qu’elle a conjointement élaboré avec le gouvernement centrafricain.

Selon la Banque mondiale, l’analyse montre que les défis de gouvernance ont favorisé l’accaparement des richesses et que la gestion des ressources naturelles ne profite pas à l’ensemble de la population. Toutefois, l’institution internationale reconnaît que les autorités centrafricaines ont mis en œuvre plusieurs programmes de réformes. Programmes qui ont contribué à rétablir la stabilité macroéconomique et orienter l’économie sur une bonne trajectoire de reprise entre 2015 et 2019. Cependant selon la Banque mondiale, les performances sont restées en deçà de celles des pays qui ont connu des guerres civiles et qui traversent la même situation que la République centrafricaine.

L’implication des populations dans les prises de décisions
“Ce qu’on met en évidence lorsqu’on compare avec les autres pays, c’est de voir comment est-ce qu’on s’attaque à la question de la fragilité. Notamment de s’assurer qu’il y a une question de contrat social entre la population et le gouvernement qui peut faire en sorte que la population se sente impliquée dans le processus des décisions”

a fait savoir Wilfried Kouamé, un des rédacteurs du rapport.

Pour la Banque mondiale, afin d’améliorer la confiance entre la population et les gouvernants, l’utilisation des ressources publiques doit être appropriée.

“Il y a aussi des questions de responsabilisation. De faire en sorte que l’utilisation des ressources publiques soit dans une position où il peut y avoir de la redevabilité. Ce qui permet d’améliorer la confiance entre la population et ses différents acteurs”

a souhaité Wilfried Kouamé.

Trois principaux leviers recommandés

Du côté du gouvernement centrafricain, l’on sait déjà sur quels axes le pays doit pouvoir s’appuyer.

“Les conclusions de ces rapports ont débouché sur 3 principales recommandations. Notamment, l’amélioration de la productivité, le renforcement du capital humain et un dernier point qui porte sur comment booster le secteur privé. Ce sont sur ces 3 leviers sur lesquels la République centrafricaine doit s’appuyer pour accélérer la croissance économique”

a affirmé Yanoy Yangblimo, directeur général de l’Economie et de la Planification du développement.

Par ailleurs, les observateurs économiques se demandent à qui profite l’accaparement des richesses nationales. Ce mémorandum économique survient dans un contexte où la Banque mondiale réclame de la transparence dans la gestion de l’aide budgétaire. Elle dit attendre une volonté politique de la part des autorités centrafricaines quant à la mise en œuvre des recommandations sur le capital humain en 2021 mais aussi et surtout de ce mémorandum économique.

Profitant de cette occasion, la Banque mondiale a dressé un inventaire de ses projets au profit de la République centrafricaine. Ses programmes dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’électricité et de l’eau équivalent un investissement de plus de 800 millions de dollars, soit plus de 400 milliards de francs CFA.

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