Amdafock: Assurez notre sécurité nocturne

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Amdafock: Assurez notre sécurité nocturne
Amdafock: Assurez notre sécurité nocturne

Africa-Press – CentrAfricaine.
Dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 juillet, une boutique a été entièrement pillée à Amdafock, localité située à environ 65 kilomètres de Birao, à quelques mètres seulement de la frontière avec le Soudan. L’incident s’est produit à moins de 100 mètres de la base des soldats FACA, séparée uniquement par une mosquée.

Le propriétaire a découvert les faits tôt le matin. Les étales vidées, les cadenas fracturés: tout a disparu. Malgré la proximité immédiate de la base militaire, où sont casernés les soldats FACA, aucun soldat n’est intervenu. L’identité des auteurs reste inconnue, mais dans la ville, le doute s’installe. Certains habitants soupçonnent les soldats eux-mêmes d’être impliqués ou, à tout le moins, de fermer les yeux.

Dans la foulée, des représentants de la jeunesse ont saisi le chef de quartier, à qui ils ont confié un message à transmettre aux soldats FACA: “comme dans votre habitude de ne pas sortir pour affronter les bandits armés soudanais dans les environs, alors vous devez au moins assurer notre sécurité la nuit. Sinon, vous devez quitter la ville et nous laisser ”.

Cet ultimatum intervient dans un contexte d’insécurité grandissante. Il y a quelques jours, le dimanche 27 juillet, vers 4 heures du matin, le village d’Amkroumay, située à 30 kilomètres d’Amdafock, sur l’axe Birao , a été attaquée par des bandits armés soudanais. Les militaires, pourtant présents à Amdafock, mais également à Birao, n’ont pas bougé. Ce sont les groupes d’autodéfense qui ont tenté d’intervenir, sans succès: les assaillants avaient déjà fui.

Des cas d’exactions ont également été signalés dans les villages périphériques. Les habitants dénoncent l’inaction des soldats, qui se contentent de rester cantonnés à leur base, alors que la population vit sous la menace permanente de groupes armés. « Leur présence ne change rien. De jour comme de nuit, on est livrés à nous-mêmes », résume un habitant.

À Amdafock, la colère monte. Les jeunes préviennent: si les soldats FACA ne changent pas d’attitude, ils seront poussés à quitter la ville. La rupture entre l’armée et la population semble imminente dans cette localité stratégique, à la frontière du Soudan.

Source: Corbeau News Centrafrique

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