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Le 16 décembre 2025, un camion transportant des marchandises depuis Bangui a subi une embuscade violente aux abords de la ville de Zemio, dans le Haut-Mbomou. Mais plus d’un mois déjà, quel est le sort des personnes kidnappées?
L’attaque s’est produite à quelques kilomètres de l’entrée de la ville. Des hommes lourdement armés ont surgi et pris d’assaut le véhicule. Les assaillants ont aussitôt mis le feu au camion et à son chargement, avant d’emmener de force l’ensemble de l’équipage qui sont d’ailleurs des pères de familles, des mères de familles, des enfants.
Depuis cet événement, le silence est total. Aucun indice ne permet de savoir si les personnes enlevées sont encore en vie. Leurs proches n’ont reçu aucun message, aucun signe de vie depuis maintenant un mois.
Les témoignages recueillis sur place pointent du doigt les miliciens d’autodéfense azandés. Ces groupes armés seraient à l’origine de l’enlèvement, bien que leur implication n’ait pas été officiellement confirmée.
Les victimes n’avaient aucun lien avec les tensions actuelles entre les groupes armés et le gouvernement. Il s’agissait uniquement de commerçants qui gagnaient leur vie en acheminant des produits entre différentes localités. Ces hommes et ces femmes assuraient le ravitaillement des marchés, loin des considérations politiques ou militaires.
L’inquiétude grandit chaque jour dans les familles. Les enfants attendent le retour de leurs parents, les épouses cherchent désespérément des réponses. Personne ne sait où chercher ni vers qui se tourner pour obtenir des éclaircissements.
Les proches multiplient les démarches auprès des structures locales et des organisations humanitaires. Ils espèrent qu’une médiation pourra aboutir, qu’un contact sera enfin établi avec les ravisseurs. Mais pour l’instant, toutes les pistes restent vaines.
La route entre Bangassou et Zemio demeure dangereuse. D’autres commerçants hésitent désormais à l’emprunter, craignant de subir le même sort. L’activité économique de la région s’en trouve ralentie, les échanges commerciaux perturbés.
Cette affaire s’ajoute à une longue série d’incidents qui fragilisent la vie quotidienne dans le Haut-Mbomou. Les populations civiles payent le prix fort d’une insécurité qui ne cesse de s’aggraver. Les familles des disparus continuent d’espérer, scrutant chaque rumeur, chaque information susceptible de leur apporter un peu de lumière.
Source: Corbeau News Centrafrique
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