Festival De Tabassage Des Agriculteurs À Obo

1
Festival De Tabassage Des Agriculteurs À Obo
Festival De Tabassage Des Agriculteurs À Obo

Africa-Press – CentrAfricaine.
Les agriculteurs de la ville d’Obo, dans le Haut-Mbomou ont vécu l’enfer sur terre lundi 2 février 2026. Dès l’aube, les miliciens russes du groupe Wagner les ont traqués dans leur champ pour les tabasser copieusement.

En effet, ce jour là, aux environs de 5 heures du matin, les mercenaires de la milice russe Wagner ont pris la route de Mboki. Ils ne se sont pas rendus jusqu’à cette localité mais se sont arrêtés après sept kilomètres d’Obo pour s’enfoncer dans la forêt, près du centre des missionnaires qu’on appelle communément AIM. C’est dans cette zone que les agriculteurs ont leurs champs et passent souvent la nuit sur place pour surveiller leurs cultures.

Dès sept heures, les mercenaires de la milice russe Wagner ont commencé leur besogne. Chaque cultivateur rencontré a été frappé, mais frappé bien comme l’on a habitude de le dire. Comme vous le savez, à Obo, après l’arrivée des Wagner dans la ville, nombreux sont ceux qui regagnent tranquillement leur champ pour dormir et échapper aux exactions de ces criminels de Poutine et de Touadera. Mais malgré cela, cette fuite ne leur profite guerre. Ce matin du lundi 2 janvier, ils ont payé cash. Beaucoup des cultivateurs ont été surpris dans leur champ. Certains ont réussi à s’échapper en courant entre les arbres pour sortir dans la ville tandis que d’autres subissaient les violences des mercenaires russe de la milice Wagner.

L’opération s’est prolongée durant toute la journée. Partis à cinq heures du matin d’Obo, les mercenaires de la milice russe Wagner ont été aperçus vers seize heures aux abords du site des déplacés de Ngouli, à environ quatre kilomètres d’Obo sur le même axe. Les gens les ont vus rôder dans ce secteur sans qu’on sache exactement ce qu’ils cherchaient.

Les témoignages des rescapés convergent tous vers le même récit. Notre équipe a recueilli les propos de plusieurs personnes ayant fui leur champ. Elles décrivent une agression gratuite, menée avec une violence incompréhensible, alors qu’elles travaillaient simplement leurs terres pour nourrir leurs familles.

Les mercenaires de la milice russe Wagner auraient donné un ordre formel aux paysans. Selon leurs dires, il leur est interdit d’aller aux champs désormais. C’est dans leur champ qu’ils nourrissent les miliciens d’autodéfense qui rodent dans le coin. Ils doivent regagner la ville d’Obo et y rester. D’après les russes, le préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbélé aurait pris cette décision.

Rappelons que cette agression intervient au moment même où les évêques de l’Église catholique multiplient les appels à la médiation et à la paix dans la région du Haut-Mbomou. Pendant que les religieux tentent d’apaiser les tensions, les mercenaires de la milice russe Wagner appliquent leur propre feuille de route sur le terrain. Aucun mort n’a été signalé jusqu’à présent, mais les blessés sont nombreux.

Les cultivateurs qui ont pu rejoindre leurs quartiers racontent leur journée d’épouvante. Beaucoup portent les marques des coups reçus et plusieurs familles ignorent encore où se trouvent leurs proches restés dans la forêt. L’atmosphère dans le Haut-Mbomou devient chaque jour plus pesante, alors que les mercenaires de la milice russe Wagner semblent agir en toute impunité.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here