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Ce samedi 21 mars 2026, le feu a avalé une dizaine d’habitations sur le site de déplacés de Mpougou, à Ouanda-Djallé, après que des charbons de cuisine a été abandonnée dans une habitation.
Tout est parti du bloc B. Vers midi, dans l’une des huttes de ce secteur, une famille venait de finir de manger. En quittant les lieux, ses membres ont laissé derrière eux des charbons encore vifs. Le feu, sans personne pour le surveiller, a pris dans la paille qui sert de toiture, et la maison a commencé à brûler.
Ce qui aurait pu rester un feu isolé s’est vite propagé aux huttes voisines. Les habitations sur ce site sont construites les unes contre les autres, serrées, sans espace entre elles. Le feu a sauté de l’une à l’autre, consumant au total une dizaine d’habitation avant que les flammes ne s’éteignent.
Ce résultat s’explique aussi par le type de matériaux utilisés. Les agences humanitaires avaient récemment distribué des bâches pour que les familles puissent couvrir leurs abris. Mais dans certains blocs, dont le bloc B, ces bâches n’ont jamais été distribuées encore. Les réfugiés et les retournés ont continué à utiliser de la paille comme toiture, un matériau qui prend feu en quelques secondes.
Les familles touchées se retrouvent désormais sans toit ni affaires. Certaines ont trouvé refuge chez d’autres déplacés du site, en attendant de pouvoir reconstruire leurs huttes.
Il y’a lieu de rappeler que le site de Mpougou abrite principalement des réfugiés soudanais, contraints de fuir leur pays depuis le déclenchement de la guerre en 2023. Mais sur ce site, il y a également des retournés centrafricains. Ce sont des Centrafricains qui avaient fui au Soudan pendant les années de conflit dans leur propre pays, et qui ont dû repartir lorsque la guerre a éclaté là-bas aussi. Ils sont rentrés les mains vides, accompagnés de familles soudanaises qui fuyaient dans la même direction, et se sont tous installés à Ouanda-Djallé, sous-préfecture de la Vakaga, non loin de la frontière avec le Soudan.
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