Insultes de Gilles Gouandjika aux femmes centrafricaines

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Insultes de Gilles Gouandjika aux femmes centrafricaines
Insultes de Gilles Gouandjika aux femmes centrafricaines

Africa-Press – CentrAfricaine.
L’affaire des prostituées camerounaises venues à Bangui pour la cérémonie d’investiture du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, le 30 mars 2026, continue de faire du bruit sur les réseaux sociaux. Au lieu de faire appel aux nombreuses jeunes filles et femmes centrafricaines qui existent dans le pays, les organisateurs ont préféré importer des jeunes Camerounaises avec leurs chapeaux et leurs tenues pour accueillir les chefs d’État et animer le stade.

Cette décision a choqué beaucoup de monde, d’autant plus que le pays compte plus de femmes que d’hommes. Il y a des belles filles, des filles sérieuses, des filles capables de tout faire avec dignité. Pourtant, Touadéra a laissé les Centrafricaines de côté pour aller chercher des filles à l’étranger. Les gens se demandent encore pourquoi.

C’est dans ce contexte que Gilles Gouandjika, fils du ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika, est intervenu directement sur les réseaux sociaux. Il a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines. Dans sa vidéo directe sur la plateforme de réseau social Facebook, il a déclaré sans la moindre honte que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Il a continué en disant qu’elles se comportent mal avec leur corps et qu’elles ne sont pas capables de faire ce que les Camerounaises sont venues faire.

Ces propos ont immédiatement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Beaucoup de Centrafricains ont réagi avec colère. Ils ont rappelé que la famille Gouandjika occupe des postes importants depuis longtemps. Ils construisent des immeubles et accumulent des biens, mais ils n’ont rien fait de concret pour améliorer la vie des femmes centrafricaines. Au contraire, on voit souvent ces femmes vivre dans la précarité, dans des taudis, sans véritable soutien en éducation ou en emploi. Parfois on leur donne seulement quelques centaines de francs pour les faire participer à des activités, et c’est tout.

Aujourd’hui, la grande question qui circule partout est celle-ci: où sont les femmes centrafricaines?

Cet homme a insulté publiquement leur dignité, leur corps, leur propreté et leur honneur. Il a parlé d’elles comme si elles ne valaient rien. Pourtant, presque personne ne réagit officiellement. Les femmes entendent ces insultes graves et restent silencieuses. Elles ont peur de quoi? Pourquoi ne pas sortir pour dire non? Pourquoi ne pas manifester et exiger le respect?

Plus grave encore, le dictateur de Bangui, lors de son couronnement, a encore répété lors de son discours le 30 mars 2026 qu’il veut la fin de l’impunité. Il le dit depuis 2015. Mais quand le fils d’un de ses plus proches conseillers insulte ouvertement les femmes centrafricaines sur les réseaux, aucune conséquence n’arrive. Aucune voix officielle ne s’élève pour condamner ces paroles.

Gilles Gouandjika a osé dire ces choses alors qu’il est lui-même fils d’une femme. Certains rappellent que sa mère est roumaine, et se demandent si c’est pour cela qu’il parle des femmes centrafricaines avec autant de mépris. Peu importe. Ce qui compte, c’est que ces insultes sont inacceptables. Elles viennent d’un homme qui bénéficie de la proximité du pouvoir.

Les femmes centrafricaines sont là. Elles sont belles. Elles sont fortes. Elles sont nombreuses. Elles portent le pays sur leurs épaules tous les jours. Il est temps qu’elles se lèvent et qu’elles disent clairement: ça suffit. Il faut arrêter cette impunité qui permet à certains de les insulter en public sans aucun problème.

 

Source: Corbeau News Centrafrique

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