Africa-Press – CentrAfricaine. Le gouvernement a annoncé le début du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4). Selon la présentation officielle, les équipes sont déployées pour couvrir l’ensemble du territoire. Cette opération doit fournir des données actualisées sur la population et les logements, des chiffres attendus par les partenaires internationaux qui financent une partie du programme.
Sur le terrain, les conditions ne permettent pourtant pas une couverture homogène. La saison sèche n’est pas encore pleinement installée. Plusieurs routes restent boueuses, certaines pistes sont coupées, et l’accès aux villages reculés demeure limité. Dans des préfectures comme le Mbomou, la Bamingui-Bangoran ou la Vakaga, les agents doivent composer avec des axes encore glissants et des ponts fragiles. Les localités éloignées restent difficiles à rejoindre avant janvier ou février, période où la météo devient réellement favorable.
À ces contraintes s’ajoute une insécurité persistante dans plusieurs régions. Il ne s’agit pas de zones entièrement verrouillées, mais de secteurs où les habitants signalent régulièrement des incidents, des vols ou des mouvements de groupes armés dispersés. Ce climat instable limite les déplacements, notamment dans certaines parties de la Ouaka, du Mbomou, du Haut-Mbomou, de la Mambéré, de la Nana-Mambéré, de ‘Ouham-Pendé, de Lim-Pendé ou de la Mambéré-Kadéï. Les équipes ne peuvent pas circuler librement, surtout dans les zones éloignées des axes principaux.
Dans l’Ouham-Pendé, la présence d’éléments associés à l’ancien président François Bozizé figure parmi les facteurs qui compliquent le déploiement, selon le quotidien l’Hirondelle. Les agents doivent réduire leur temps de passage dans plusieurs localités sensibles, ce qui empêche un travail régulier. Les mêmes difficultés sont observées autour de Yaloké, Gaga, Gadzi ou Bagandou, où les villages situés hors des grands axes restent parfois inatteignables en raison de l’état des pistes.
Le recensement repose sur un calendrier qui ne coïncide pas avec les réalités du terrain. La période la plus favorable aux déplacements débute en janvier, mais cette fenêtre correspondra aussi aux élections. Le cumul de contraintes logistiques et sécuritaires réduit donc les capacités d’intervention. Les partenaires internationaux attendent des données fiables, mais plusieurs préfectures ne pourront être couvertes qu’en partie si les conditions actuelles se maintiennent. Les agents devront composer avec des routes encore humides, des zones enclavées et une insécurité diffuse qui perturbe les déplacements.
Source: Corbeau News Centrafrique
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