Mboki: Égorgements Publics par Mercenaires Wagner

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Mboki: Égorgements Publics par Mercenaires Wagner
Mboki: Égorgements Publics par Mercenaires Wagner

Africa-Press – CentrAfricaine. Trois jours après l’égorgement du président de la jeunesse à Kpabou, les mercenaires de Wagner ont de nouveau frappé à Mboki en égorgeant un autre habitant.

Souvenez-vous, le samedi 7 février 2026, des mercenaires russes lourdement armés sont arrivés à bord de motos dans le village de Kpabou, situé à 17 kilomètres de Mboki. Dès leur arrivée, ils ont bouclé les issues et interdit toute fuite. Les habitants ont été contraints de s’allonger au sol pendant que les coups pleuvaient sur tout le monde, sans distinction d’âge ni de statut. Le chef du village, les mères de famille, les jeunes: personne n’a été épargné.

C’est dans cette ambiance de terreur qu’ils ont capturé le président de la jeunesse locale, monsieur Moïnga. Sous les regards horrifiés de la population rassemblée de force, ils l’ont égorgé en plein jour. Le corps est resté exposé tandis que les cris se mêlaient à la panique généralisée.

Trois jours plus tard, le mardi 10 février, les mêmes miliciens russes sont revenus dans un quartier de Mboki situé près de l’aérodrome, dans le secteur de Nakatara Bozio. Ils ont saisi un homme et ont répété le même geste criminel devant les habitants terrorisés. Cette fois encore, l’égorgement s’est déroulé en public.

Les mercenaires ont ensuite lancé un avertissement glaçant: interdiction formelle d’enterrer le corps. Quiconque toucherait la dépouille risquerait la mort. Le cadavre doit rester exposé jusqu’à la décomposition, sous les yeux des familles, des femmes et des enfants du quartier.

Filmer ou même sortir son téléphone portable équivaut désormais à une condamnation immédiate. Pour ces hommes armés, la vie humaine n’a aucune valeur. Tuer relève du quotidien, une banalité comparable à un simple salut.

Les conséquences pour la population dépassent l’entendement. Imaginer un corps en décomposition qui dégage une odeur pestilentielle, tandis que la famille est contrainte de le regarder jour après jour, donne la mesure de l’horreur infligée aux habitants de Mboki.

Cette double exécution intervient dans un contexte où les mercenaires multiplient les exactions dans le Haut-Mbomou. Leur stratégie consiste à vider les villages pour soi-disant affamer les miliciens d’autodéfense Azandé réfugiés dans la forêt. À Kpabou, ils avaient déjà donné 48 heures aux villageois pour rejoindre Mboki, accusant la population de ravitailler les combattants.

Or Kpabou constitue le principal grenier agricole de Mboki, déjà coupée des autres localités comme Zémio et Obo par l’état catastrophique des routes. Chasser les cultivateurs revient donc à condamner toute la ville à la famine. À Obo également, les Wagner ont récemment traqué des paysans dans leurs champs pour les rouer de coups, espérant ainsi priver les miliciens de nourriture.

Les habitants du Haut-Mbomou vivent désormais dans la peur permanente. Deux hommes égorgés en trois jours dans la même zone, des corps abandonnés à la vue de tous, des familles empêchées de pleurer leurs morts dignement. Pendant ce temps, la communauté internationale observe ce qui se déroule en Centrafrique sans intervenir

Source: Corbeau News Centrafrique

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