Africa-Press – CentrAfricaine. Le groupe AZANDE ANI KPI GBE sort du silence ce 3 janvier. Depuis Obo, ses responsables alertent sur les manœuvres d’un certain Centro Makpayen qui se présente comme leur chef auprès de certains bailleurs de fonds, alors qu’il n’entretient strictement aucun rapport avec leur structure.
Les faits remontent à plusieurs semaines déjà. Centro Makpayen aurait pris l’habitude d’approcher différentes personnalités, des institutions financières et même des investisseurs étrangers. À chacune de ces rencontres, il tient le même discours: il dirige le groupe AZANDE ANI KPI GBE et possède tous les pouvoirs pour engager l’organisation dans des accords financiers.
Cette stratégie lui permet d’inspirer confiance. Les personnes contactées imaginent discuter avec un responsable légitime, quelqu’un qui peut vraiment prendre des décisions au nom de la milice d’autodéfense basée à Obo. Certaines ont probablement déjà versé de l’argent, d’autres envisagent de le faire prochainement.
Mais la réalité diffère totalement de ce tableau. Le vrai groupe AZANDE ANI KPI GBE ne connaît pas cet homme dans ses rangs. Makpayen ne figure sur aucun registre de membres, ne dispose d’aucune fonction officielle, n’a jamais reçu le moindre mandat pour représenter qui que ce soit. Son nom n’apparaît nulle part dans les documents internes de l’organisation.
Les dirigeants de cette milice tiennent à le préciser sans ambiguïté. Aucune décision prise par Makpayen ne les concerne, aucune promesse formulée par lui ne peut les engager juridiquement ou moralement. Que ces arrangements datent du passé ou qu’ils surviennent dans l’avenir, ils restent sans valeur pour AZANDE ANI KPI GBE.
L’affaire prend encore une ampleur considérable. Le communiqué de la coordination vise un public très large: les autorités centrafricaines en premier lieu, puis la MINUSCA qui opère sur le territoire, sans oublier les partenaires internationaux de la République centrafricaine. L’organisation souhaite que ce message circule aussi dans l’opinion publique nationale et au-delà des frontières.
Cette diffusion massive répond à un objectif précis. AZANDE ANI KPI GBE veut éviter que d’autres victimes tombent dans le piège tendu par Makpayen. Chaque institution qui reçoit une sollicitation de sa part doit maintenant savoir qu’elle traite avec un imposteur, pas avec un représentant authentique du groupe.
Face à cette situation, les responsables du groupe lancent un appel direct. Ils demandent aux autorités compétentes de prendre les mesures qui s’imposent pour arrêter ces agissements. Le texte ne précise pas quelles sanctions Makpayen devrait encourir, mais le ton laisse peu de place au doute sur la fermeté attendue.
Source: Corbeau News Centrafrique
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