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La nuit du 28 au 29 décembre à Tiringoulou, localité de la sous-préfecture de Ouandja dans la Vakaga, a basculé dans le chaos. L’un des hommes armés, formés par les mercenaires russes du groupe Wagner, a déclenché des tirs nourris durant plusieurs heures.
Le dépouillement des bulletins de vote venait à peine de s’achever quand ce Wagner noir de Tiringoulou a ouvert le feu. Ses rafales ont raisonné dans la nuit jusqu’à trois heures du matin, sans interruption. Personne ne saisit vraiment les motifs de cette détonation nocturne.
Certaines voix, jointes par la rédaction du CNC, avancent qu’il aurait été furieux contre l’armée nationale. L’interdiction de vendre de l’alcool ce jour-là l’aurait mis hors de lui. D’autres murmurent qu’il cherche peut-être sa propre mort, tant son comportement défie l’entendement. Tirer ainsi vers le ciel, en direction des militaires, de leurs chefs, sans qu’aucun ne riposte – voilà qui laisse de doute dans les esprits.
Les soldats FACA présents n’ont pas bougé. Pas une riposte, pas une arrestation. Peut-être parce qu’il est natif de Tiringoulou et qu’une intervention risquerait d’embraser la situation, poussant d’autres Wagner noirs accourir en renfort, transformant l’accrochage en bataille rangée. Ou alors ces militaires, que certains habitants de Tiringoulou qualifient de grands bandits, calculent leur coup.
Au petit matin du lundi 29 décembre, le milicien a chargé sa moto d’un arsenal impressionnant, des armes en quantité, attachées à l’arrière de sa moto, avant de filer sans qu’on sache où. Il n’est toujours pas revenu. Les habitants se demandent si on l’attendra à son retour pour l’appréhender, le torturer, ou si cette provocation restera sans réponse. Pour l’instant, le mystère demeure entier sur les intentions de chacun et sur ce qui attend cet homme une fois qu’il refera surface à Tiringoulou.
Source: Corbeau News Centrafrique
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