Africa-Press – CentrAfricaine. Le calme n’aura pas duré longtemps dans le Haut-Mbomou. Après la reprise de Bambouti par les forces gouvernementales appuyées par les Russes, les combattants Azandé ont immédiatement contre-attaqué. Zemio a été visée jeudi, puis Bambouti à nouveau vendredi. Ces opérations successives confirment la volonté de ces miliciens de poursuivre leur résistance contre les forces d’occupation.
L’offensive russo-centrafricaine contre Bambouti avait débuté jeudi matin, juste le jour du Nouvel An. Les mercenaires russes, épaulés par les soldats FACA et les ex-rebelles de l’UPC, avaient repris le contrôle de cette localité stratégique située à la frontière de la RCA avec le Soudan du sud. Mais la victoire leur a coûté cher: six mercenaires russes sont tombés au combat et un autre a été blessé. Les forces centrafricaines qui les accompagnaient ont également enregistré des pertes.
Dès le jeudi soir, les miliciens Azandé ont lancé une attaque surprise sur un checkpoint de l’armée nationale à Bandachi, tout près de Zémio. Leur cible: frapper fort et se retirer. Mais l’attaque surprise a duré plusieurs heures jusqu’au petit matin. Finalement, l’assaut a fait un mort parmi les militaires centrafricains et deux disparus. L’un des évadés a fini par rejoindre la ville de Zémio dans la brousse dans la panique, mais le second reste introuvable jusqu’à ce jour.
Mais les miliciens Azandé ne semblent pas se laisser faire. Dès la matinée du vendredi 2 janvier, les miliciens Azandé sont retournés à Bambouti. Leur nouvelle offensive a été menée avec une intensité remarquable. Ces miliciens d’autodéfense, originaires du Haut-Mbomou, semblent décidés à reprendre leur territoire coûte que coûte des mains de ces criminels de Wagner. Ils connaissent parfaitement le terrain et utilisent cet avantage pour maintenir la pression sur les forces adverses.
Il y’a lieu de rappeler que ces miliciens Azandé entretiennent une relation particulière avec les mercenaires russes. Formés autrefois par ces derniers à Obo, ils exigent aujourd’hui leur départ complet du territoire du Haut-Mbomou. Leur revendication est simple: les Russes doivent partir, même si les soldats FACA, les gendarmes et les policiers peuvent rester. Un désaccord profond a rompu les liens qui existaient entre eux. La rupture semble définitive.
La population du Haut-Mbomou soutient massivement cette position. Toute la région s’est unie derrière les miliciens Azandé. Cette cohésion rend impossible toute tentative de division du groupe. La situation ressemble à celle des éléments du 3R, où l’unité collective empêche toute négociation fragmentée. Face à cette solidarité, les autorités peinent à trouver une faille au sein de la milice.
Pourtant, le gouvernement centrafricain refuse d’ouvrir un dialogue avec les combattants Azandé. La stratégie choisie consiste à envoyer davantage des mercenaires russes du groupe Wagner plutôt qu’à négocier. Cette approche se heurte à une opposition ferme et organisée. Les miliciens maintiennent leurs positions et continuent de lancer des attaques ciblées contre les forces gouvernementales et leurs alliés russes.
Par ailleurs, au plein centre ville de Zémio, un incident s’est produit en plein centre de Zemio le 1er janvier. Une femme a été tuée et son père grièvement blessé lors d’une attaque. Ce dernier se trouve actuellement à l’hôpital. L’identité des agresseurs reste incertaine. Certaines sources accusent les miliciens Azandé, mais cette version interroge.
Comment des miliciens Azandé auraient-ils pu pénétrer au cœur de Zemio, commettre une telle action et repartir sans être inquiétés? Des mercenaires russes, des soldats FACA, des gendarmes et des policiers patrouillent constamment dans le centre-ville. La présence de toutes ces forces de sécurité rend difficile l’hypothèse d’une incursion des miliciens en pleine journée.
Source: Corbeau News Centrafrique
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