Les océans, régulateurs du climat mondial

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Les océans, régulateurs du climat mondial
Les océans, régulateurs du climat mondial

Africa-Press – CentrAfricaine. L’atmosphère, une machine à vapeur

Chauffée par le Soleil, l’eau, d’origine terrestre ou marine, s’élève sous forme de vapeur dans la troposphère. Son accumulation donne naissance aux nuages, poussés par les vents jusqu’à ce qu’ils rencontrent de l’air plus froid, qui fait se condenser les gouttelettes. Celles-ci forment alors de grosses gouttes qui, trop lourdes, tombent sous forme de pluie ou de neige.

En mer, ces précipitations obéissent à un cycle court et, en cas de vents violents, contribuent à la formation de tempêtes. Elles se présentent parfois comme des flux d’humidité intenses s’écoulant de façon quasi linéaire, notamment en hiver dans l’hémisphère nord et en été dans l’hémisphère sud, lorsque les cyclones extratropicaux sont fréquents. Ces “rivières atmosphériques” provoquent des pluies torrentielles. Le cycle de l’eau liquide continentale est, lui, plus complexe. Il inclut la respiration des végétaux, les écoulements de surface ou souterrains, et le stockage dans les glaciers et les lacs.

Circulation thermohaline: le tapis roulant océanique

Les courants océaniques dépendent aussi fortement des écarts de température et de salinité qui existent entre les masses d’eau. Plus une eau est salée et froide, plus elle est dense. Ces différences de densité déclenchent des transferts d’eau ascendants ou descendants qui contribuent à la circulation océanique profonde dite “thermohaline”.

Pour illustration, le Gulf Stream est un courant chaud qui naît dans l’Atlantique nord de la fusion de trois courants de surface (les courants équatoriaux sud et nord, et le courant du golfe du Mexique). Après avoir longé la côte est des États-Unis, il bifurque vers l’est pour venir réchauffer les côtes de l’Europe occidentale. Progressant ensuite vers le nord, le Gulf Stream disparaît lorsque ses eaux se mélangent à celles de l’Arctique qui, plus froides et plus salées, s’enfoncent vers les abysses… et repartent vers le golfe du Mexique.

Le phénomène El Niño

Phénomène irrégulier culminant vers Noël (d’où son nom, référence à l’Enfant Jésus), El Niño correspond au réchauffement accentué des eaux de surface longeant la côte ouest de l’Amérique du Sud, normalement froides. En raison d’un affaiblissement des alizés (soufflant d’est en ouest) dû à une chute des pressions atmosphériques, les eaux chaudes du Pacifique sud refluent en effet d’ouest en est, emmenant avec elles les nuages et précipitations caractérisant l’air chaud ascendant.

El Niño s’accompagne de sécheresses marquées en Australie et en Asie, et d’inondations en Amérique latine, Afrique équatoriale et au sud des États-Unis. Les tempêtes tropicales et les cyclones se déplacent aussi plus à l’est, affectant la Polynésie. Lorsque les alizés se renforcent dans le Pacifique Sud, le phénomène inverse s’observe: la Niña (la petite fille), aux effets opposés, mais moins prononcés.

Des courants soumis aux vents dominants

Les courants océaniques entraînent d’énormes masses d’eau d’un point à l’autre de la Terre, affectant ainsi le climat des régions côtières. Grâce au rayonnement solaire, l’océan emmagasine de la chaleur dans les 300 premiers mètres de profondeur, avant tout dans les régions tropicales, mais plus généralement à toutes les latitudes où il n’est pas englacé. Les courants de surface, dépendants des vents et initiés par eux, sont extrêmement mobiles géographiquement. Sous l’action de la force de Coriolis, due à la rotation de la Terre, ils sont progressivement déviés de leur trajectoire initiale – d’est en ouest – et tournent dans le sens horaire dans l’hémisphère nord, antihoraire dans l’hémisphère sud. Ces courants de surface transportent la chaleur des tropiques vers les pôles (courants chauds) ou suivent le chemin inverse (courants froids).

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