Périhélie de la Terre: Signification et Implications

1
Périhélie de la Terre: Signification et Implications
Périhélie de la Terre: Signification et Implications

Africa-Press – CentrAfricaine. La Terre passera au plus près du Soleil le samedi 3 janvier 2026. A 17h15 minutes et 38 secondes UTC (18h15, heure de Paris), la distance entre le centre de notre planète et celui du Soleil atteindra son minimum annuel, à 147.099.894,004 kilomètres. Un rapprochement d’environ 5 millions de kilomètres par rapport à l’aphélie, prévu début juillet. Une évaluation faite par le LTE, le nouveau Laboratoire Temps Espace, issu de la fusion en 2025 de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) et du SYRTE (Systèmes de Référence Temps-Espace) de l’Observatoire de Paris.

Une orbite elliptique sans effet notable sur les saisons

La variation de distance entre la Terre et le Soleil est une conséquence directe de la forme légèrement elliptique de l’orbite terrestre. Contrairement à une idée tenace, ce rapprochement n’explique pas les saisons. Celles-ci dépendent avant tout de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, d’environ 23,4 degrés, et de la position de la planète sur son orbite. Lorsque l’hémisphère nord est incliné vers le Soleil, l’ensoleillement y est maximal et c’est l’été. Le solstice d’été correspond au moment où la longitude apparente du Soleil atteint 90 degrés. En 2026, il aura lieu le 21 juin.


Des dates qui glissent lentement dans le calendrier

Les dates de passage au périhélie et à l’aphélie ne sont pas fixes. Elles avancent d’environ 20 minutes par an dans le calendrier sous l’effet des perturbations gravitationnelles exercées par les autres planètes du système solaire. Ce glissement, imperceptible à l’échelle humaine, devient significatif sur des millénaires. Les calculs montrent qu’aux alentours de l’an 6430, le périhélie coïncidera avec l’équinoxe de printemps. Et dans un peu moins de 10.000 ans, il tombera au moment du solstice d’été.

Ces évolutions s’inscrivent dans un cadre plus large, celui des cycles de Milanković. Ces variations lentes de l’excentricité de l’orbite terrestre, de l’inclinaison de l’axe et de la précession modulent la répartition de l’énergie solaire reçue par la Terre sur des dizaines de milliers d’années. Elles jouent un rôle majeur dans les grandes oscillations climatiques du passé, notamment l’alternance des périodes glaciaires et interglaciaires. Si le périhélie de janvier n’a donc aucune incidence sur la rigueur de l’hiver, il participe, à très long terme, à la mécanique fine du climat terrestre.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here