Une recrudescence des grossesses non désirées constatée

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Une recrudescence des grossesses non désirées constatée
Une recrudescence des grossesses non désirées constatée

Africa-Press – Comores. Les réunions de sensibilisation sur la planification familiale se poursuivent dans les villes et villages à Mohéli. Mais la remarque qui a été faite, c’est que la population ne se présente presque pas dans les structures sanitaires pour s’imprégner des méthodes contraceptives, ce qui fait que les résultats attendus restent loin d’être satisfaisants. Pourtant ces méthodes restent la meilleure solution, selon ces responsables sanitaires, pour réduire les risques de grossesses non désirées et lutter contre la mortalité infantile. Raison pour laquelle ces responsables invitent la population à adopter les méthodes contraceptives.

Les responsables chargés de la planification familiale ont tenuune réunion de sensibilisation à Wanani et à Mlabanda dans la région de Djando la semaine dernière. Il est constaté qu’en 2019, 8238 femmes utilisaient les produits contraceptifs contrairement en 2020, 2021, et 2022 où elles étaient respectivement de 7180, 4032 et 2866. Une situation inquiétante puisque le taux de grossesse non désirée reste toujours élevé surtout chez les adolescents de 14 à 18 ans mais aussi chez les femmes de 20 ans.

Les causes du phénomène sont multiples, notamment le manque des produits contraceptifs dans les structures sanitaires, les mariages forcés et l’adultère. « Depuis l’année dernière, nous avons eu des problèmes de rupture des produits contraceptifs modernes, surtout en ce qui concerne les pilules contraceptives combinées et les stérilets. Toutefois, en ce moment dans nos structures nous avons des contraceptifs injectables et les implants dans les bras », a précisé Dr Sitty Fatima Mohamed Dhakoine, la chargée de la santé maternelle à Mohéli.

Jusqu’à présent, les moyens contraceptifs les plus utilisés aux Comores pour éviter les risques de grossesse sont entre autres les pilules, les produits injectables, les préservatifs mais aussi le retrait et la stérilisation. Selon les spécialistes, la pilule est considérée comme un moyen contraceptif très sûr. Son efficacité est de 99,7%. Par contre, en cas de vomissements dans les trois heures suivant la prise de pilule, ou d’interaction avec certains médicaments (antibiotiques par exemple), son efficacité peut chuter à 91%. Dr Sitty Fatima appelle les femmes en particulier les jeunes à adopter la contraception puisqu’il protège les femmes, en particulier les adolescentes, contre les risques que peuvent représenter notamment les grossesses à risques mais aussi les espacements des naissances afin d’éviter un cancer du col de l’utérus.

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