Institution : le Figa adapte son statut juridique aux besoins exprimés sur le terrain

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Institution : le Figa adapte son statut juridique aux besoins exprimés sur le terrain
Institution : le Figa adapte son statut juridique aux besoins exprimés sur le terrain

Africa-Press – Congo Brazzaville. Le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa) des très petites, petites et moyennes entreprises, a tenu la session inaugurale de son conseil d’administration le 28 juin à Brazzaville, quelques années après sa création.

Les membres du Conseil d’administration ont examiné les documents juridiques et techniques qui permettront le bon fonctionnement du Figa. « Cette première session du Figa nous a permis d’examiner et revoir le statut, l’arsenal juridique, en vue de l’adapter aux activités réelles qui se passent sur le terrain. Concrètement, nous avons regardé le passage de l’établissement public administratif à l’établissement public industriel et commercial, dossier qui est déjà sur la table du gouvernement en cours d’étude. Aussi, quelques modifications sur le statut ainsi qu’en ce qui concerne l’organigramme vont se faire », a indiqué le directeur général du Figa, Armel Fridelin Mbouloukoué.

Selon Jean Baptiste Diathoud, président du comité de direction du Figa, les travaux visaient à faire un état des lieux du fonds de soutien mis à disposition et de s’enquérir de la mise en œuvre de son objectif qui n’est autre que d’apporter des réponses concrètes et de faciliter l’accès au service financier et non financier aux très petites et moyennes entreprises.

« Il faut savoir que l’Etat a fixé le capital du Figa à quinze milliards FCFA, mais il n’en a libéré que cinq, qui ont permis l’installation du Figa, le financement de certains projets par l’accompagnement, l’impulsion et la garantie. Cette session administrative vient donc à point nommé, car elle a été l’occasion pour nous de débattre sur beaucoup de points, notamment les textes, les orientations et les moyens que peut avoir le Figa pour son bon fonctionnement. L’apport financier d’autres partenaires a également alimenté nos échanges car, comme vous le savez, aujourd’hui le Figa dépend à 100% de l’État congolais »,

a-t-il expliqué.

« L’État peut faire face à des problèmes financiers à l’avenir et le Figa se retrouvera en manque de liquidités, dans l’incapacité de financer les projets des jeunes qui ont envie d’entreprendre. Ses moyens étant limités, le Figa doit réfléchir sur comment abonder son fonds pour pouvoir avoir suffisamment de surface financière, en vue de répondre aux demandes des jeunes congolais »,

a ajouté Jean Baptiste Diathoud.

Structure publique d’appui au développement des très petites et moyennes entreprises, le Figa, à travers ses trois piliers : l’impulsion, la garantie et l’accompagnement, en partenariat avec les structures d’appui public et privé, technique et financier, se positionne comme levier de développement de l’entrepreneuriat. Sa création s’inscrit dans la vision de doter le département des structures capables de trouver des solutions à deux problèmes qui freinent l’essor des petites et moyennes entreprises, à savoir l’accès au financement et l’appui conseil.

En rappel, le Figa a déjà soutenu, dans le cadre de ses missions d’impulsion, de garantie et d’accompagnement, des promoteurs de projets dans différentes localités du pays. Dans les départements de la Bouenza et du Niari, quarante-cinq promoteurs de projet ont réussi leur incubation, le même nombre pour la Cuvette et la Sangha. Les secteurs d’activités concernés ont une haute valeur ajoutée avec un fort potentiel de création d’emplois : l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, l’agro-alimentation, la transformation des produits locaux, les métiers du bois… Le Figa apporte des garanties jusqu’à 80% en couverture de crédits.

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