Bouclier Fiscal Temporaire Pour Stabiliser Prix Carburants

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Bouclier Fiscal Temporaire Pour Stabiliser Prix Carburants
Bouclier Fiscal Temporaire Pour Stabiliser Prix Carburants

Africa-Press – Congo Kinshasa. Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le gouvernement congolais opte pour une riposte économique ciblée afin de limiter l’impact sur les prix des carburants et préserver le pouvoir d’achat. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a instruit les ministres sectoriels d’activer des mesures dérogatoires à caractère temporaire, combinant assouplissement réglementaire et allègement fiscal, apprend-on de la Primature.

Au cœur de cette riposte figure la suspension, pour une durée de 45 jours, du mécanisme de plafonnement du différentiel de transport. Habituellement utilisé pour encadrer les coûts logistiques dans la structure des prix des produits pétroliers, ce dispositif est provisoirement levé afin d’offrir davantage de flexibilité aux opérateurs, dans un contexte marqué par la volatilité accrue des frais de fret et d’assurance.

Pour éviter que cet assouplissement ne se traduise par une hausse des prix à la pompe, l’Exécutif a actionné un levier compensatoire: la réduction de certaines taxes et la suspension de redevances perçues aux frontières. Cette stratégie vise à répartir l’effort entre l’État et les entreprises du secteur, tout en maintenant les prix à un niveau supportable pour les ménages.

Ce mécanisme s’inscrit dans une logique d’ajustement conjoncturel destinée à absorber un choc externe sans perturber l’équilibre du marché intérieur.

En contrepartie, les fournisseurs sont appelés à garantir la continuité des approvisionnements, malgré les tensions observées sur les circuits internationaux.

Approvisionnements sous surveillance et corridors stratégiques renforcés

Au-delà du volet fiscal, les autorités congolaises entendent renforcer le suivi logistique des flux pétroliers. Une attention particulière est accordée aux corridors d’approvisionnement reliant notamment le Kenya à l’Est du pays et la Tanzanie au Sud.

L’objectif est de sécuriser les volumes en transit et de mieux maîtriser les composantes du prix moyen frontière (PMF), notamment les coûts liés au transport et aux assurances.

Cette vigilance accrue intervient dans un contexte de perturbations des routes maritimes stratégiques, en particulier au niveau du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, deux axes majeurs du commerce mondial des hydrocarbures.

Ces mesures s’inscrivent dans le sillage des orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a appelé à une gestion proactive des risques exogènes. L’objectif demeure la préservation de la stabilité macroéconomique nationale dans un environnement international incertain et volatil.

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