Africa-Press – Congo Kinshasa. L’entreprise américaine KoBold Metals n’a pas encore obtenu l’accès aux archives géologiques congolaises conservées en Belgique, malgré l’accord signé en 2025 avec le gouvernement de la RDC en vue de leur numérisation, révèle le Financial Times.
Selon le média britannique, ces millions de documents, datant de l’époque coloniale et conservés au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, renferment des données stratégiques sur le sous-sol congolais. KoBold, qui recourt à l’intelligence artificielle pour la prospection minière, devait procéder à leur digitalisation afin de soutenir l’exploration des minerais critiques.
Toutefois, les autorités belges refusent d’accorder un accès exclusif à une entreprise privée étrangère avec laquelle elles n’entretiennent aucun lien contractuel. Elles rappellent que ces archives constituent des fonds publics fédéraux et précisent privilégier un programme de numérisation financé par l’Union européenne, prévoyant une transmission progressive des copies à la RDC.
D’après plusieurs observateurs, ce blocage met en lumière l’importance stratégique des données géologiques dans un contexte de compétition mondiale accrue pour les ressources minières. Il ravive également les tensions postcoloniales liées au contrôle des archives en lien avec l’histoire et les richesses du Congo.





