Sensibilisation des producteurs de cajou à Kouto

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Sensibilisation des producteurs de cajou à Kouto
Sensibilisation des producteurs de cajou à Kouto

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Une délégation du Conseil Coton, anacarde et karité, appuyée par ses partenaires techniques, a instruit les acteurs de la chaîne de valeur de la filière anacarde sur les bonnes pratiques de production, vendredi 20 février 2026, dans un verger d’application à Kouto.

La session animée par le coordonnateur des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), Soro Klotioloma, a concerné essentiellementles les producteurs, les pisteurs et les acheteurs.

M. Soro a insisté sur l’application rigoureuse des bonnes pratiques culturales pour améliorer la productivité et la qualité des noix. « Ce n’est pas la quantité d’arbres qui compte, mais leur rendement », a-t-il souligné, recommandant la réduction de la densité des plantations au profit des arbres les plus productifs.

Le formateur a également encouragé la pratique de cultures associées, notamment l’arachide, afin d’enrichir le sol et de générer des revenus complémentaires en quelques mois. Il a par ailleurs insisté sur l’entretien régulier des vergers, le nettoyage du sol, le ramassage fréquent des noix tombées et la prévention des feux de brousse, conditions essentielles pour garantir une production de qualité.

S’agissant de la récolte, les producteurs ont été invités à adopter la technique recommandée consistant à détacher la noix de la pomme à l’aide d’une ficelle, afin d’éviter les résidus qui altèrent le séchage et la qualité du produit. Selon les intervenants, une noix mal séchée ou mal préparée perd de sa valeur sur le marché.

Représentant le directeur général du Conseil Coton, anacarde et karité, Traoré Ben Ali a rappelé que le prix de l’anacarde dépend étroitement de la qualité fournie à l’international. Il a déploré les insuffisances constatées, notamment le séchage inadéquat et le ramassage irrégulier, exhortant les producteurs à respecter scrupuleusement les normes établies pour préserver la réputation de la Côte d’Ivoire, leader mondial de la production d’anacarde, avec plus de 1,5 million de tonnes en 2025.

Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture de Kouto, Doukouré Aly, a salué l’initiative, rappelant que la filière constitue un pilier de l’économie régionale et nationale. Il a appelé les producteurs de la Bagoué à se distinguer par la qualité de leur production afin de renforcer la compétitivité du pays sur le marché international.

Cette mission de sensibilisation s’inscrit dans une stratégie nationale visant à améliorer durablement la qualité des noix brutes de cajou afin de renforcer la compétitivité de la Côte d’Ivoire sur le marché international et d’assurer de meilleurs revenus aux producteurs.

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