Côte d’Ivoire : Après avoir constitué son commando, Gbagbo : « Je vous engage à travailler, allez sur le terrain implanter le Parti»

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Côte d'Ivoire : Après avoir constitué son commando, Gbagbo : « Je vous engage à travailler, allez sur le terrain implanter le Parti»
Côte d'Ivoire : Après avoir constitué son commando, Gbagbo : « Je vous engage à travailler, allez sur le terrain implanter le Parti»

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo ce lundi à Cocody devant ses partisans (Ph KOACI)

Laurent Gbagbo, président du Parti des Peuples Africains -Côte d’Ivoire (PPA-CI) a rendu public son commando de plus de 500 personnes qui doit animé la vie de sa formation politique le week-end dernier.

Ce lundi 22 novembre 2021, l’ancien président ivoirien, président du PPA-CI a présidé le premier secrétariat général de son Parti à Cocody, Attoban, comme sur place constaté par KOACI.

Il était question pour l’ancien prisonnier de la cour pénal internationale (CPI) de prendre contact avec l’équipe qu’il a mis sur pied pour les défis que le PPA-CI devra affronter les prochaines années.

À ce premier secrétariat général, Laurent Gbagbo est revenu sur la question de l’alternance générationnelle au sein de sa formation politique. Il a soutenu que l’arrivée des jeunes ne doit pas faire peur au vieux.

« Les jeunes ne signifient pas la mort des vieux. L’arrivée des nouveaux ne signifie pas la mort des anciens. Mais vous les jeunes, il ne faut pas penser qu’occuper un poste, c’est la fin de tout », a déclaré Gbagbo.

L’ancien président a aussi profité de cette occasion pour engager ses partisans à un travail de terrain pour implanter le Parti.

« Dès l’instant où on vous a mis à un poste, c’est à vous de construire votre carrière. Je vous engage à travailler. Un Parti qui n’existe pas sur le terrain n’est pas un Parti fort. Quand j’étais à Bruxelles, j’observais la vie politique en Côte d’Ivoire et la vie de notre Parti. Allez travailler, allez sur le terrain implanter le Parti et puis les œuvres se verront mieux pendant le travail. On va corriger les erreurs dans la marche. Dès qu’on sort de cette salle, il faut travailler. On ne peut pas nommer des gens sans que d’autres ne se plaignent. Je n’ai pas encore vu ça. Il y a des erreurs qui se commettent souvent quand on nomme les gens. Mais quand on fait des erreurs, on ne s’arrête pas, on avance. L’erreur ça se démontre dans l’action, ce n’est pas le sentiment de celui qui n’a pas été nommé. Donc travaillons, toutes les erreurs, je suis prêt à les corriger », a affirmé Gbagbo.

Celui qui s’est fait arracher son parti historique par Pascal Affi N’Guessan (le FPI, ndlr), a, dans son discours fleuve parlé de la promotion des jeunes et des femmes au sein du PPA-CI.

« Nous n’avons pas suffisamment de femmes dans le Parti. Pourquoi ? Avons-nous mis une politique en place pour attirer les femmes vers nous ?

Les femmes quand elles décident de venir dans un parti, c’est une force pour ce parti-là. Il faut faire attention aux problèmes des femmes. Donc les jeunes, les femmes, il faut que le parti fasse attention et ne les néglige pas », a-t-il martelé.

Enfin, Laurent Gbagbo a demandé la libération des militaires encore détenus en prison.

« Un militaire est fait pour obéir aux ordres de sa hiérarchie. Les militaires se mettent à la disposition des civiles politiques. Donc le militaire qui obéit aux ordres de son chef qui est civil, tu arrêtes le militaire dont le rôle est d’obéir et on libère le civil en disant, il n’a commis aucune faute et le militaire qui est en prison. », a expliqué le politicien de 76 ans bien loin des combats des années 90, des moyens d’Etat des années 2000, et dont on ignore si le PPA-CI se résumera à une aventure passagère ou une véritable dynamique durable.

Jean Chrésus, Abidjan

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