Après les élections locales de 2023, Gbagbo veut engager le combat de sa réinscription sur la liste électorale

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Après les élections locales de 2023, Gbagbo veut engager le combat de sa réinscription sur la liste électorale
Après les élections locales de 2023, Gbagbo veut engager le combat de sa réinscription sur la liste électorale

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo, président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a convié la presse ce mardi 22 août 2023 à Cocody-Attoban pour un échange sans langue de bois, comme sur place constatée par KOACI.

Le premier thème de ces échanges a été consacré à un hommage à Henri Konan Bédié, décédé à Abidjan le 1er août 2023. Il s’agissait pour Gbagbo de saluer la mémoire d’un disparu et surtout de quelqu’un qui a fait beaucoup pour la Côte d’Ivoire.

Après avoir salué la mémoire de son aîné Bédié, l’ancien président ivoirien s’est prononcé sur l’avenir de l’alliance de son Parti, le PPA-CI avec le PDCI. Pour les prochaines élections municipales et régionales de 2023, Laurent Gbagbo n’a pas caché qu’il existe des désaccords à certains endroits.

« Une alliance, ce sont toujours des déboires, des disputes et des débats. Même quand vous êtes mariés avec votre épouse, il y a des querelles. Le fait qu’il y ait des querelles, cela ne signifie rien. Vous parlez de Yopougon, de Port-Bouët, mais vous ne parlez pas de Daloa. Quand ça se passe bien, ça se passe bien, quand ça ne se passe pas bien, ça ne se passe pas bien, mais une union politique est toujours comme ça et dans tous les pays du monde, c’est comme ça », a déclaré Laurent Gbagbo.

Pour le natif de Mama, la nature des alliances politiques, c’est de générer des combats. À la question de savoir comment organiser l’opposition ivoirienne après le décès d’Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo s’est voulu clair. Il fait savoir que son rôle n’est pas de réorganiser l’opposition ivoirienne.

« Mon rôle n’est pas de réorganiser l’opposition ivoirienne, ni la gauche, mon rôle est de conduire mon parti au pouvoir. Chacun des responsables des partis, leur rôle est de conduire leur parti au pouvoir », fait-il savoir.

L’autre thème qui était au centre de ce rendez-vous avec les journalistes, était la question de la commission électorale indépendante (CEI) et sa capacité à organiser de façon crédible les prochaines élections locales du 2 septembre 2023.

Laurent Gbagbo a précisé que son parti politique, le PPA-CI, a décidé de ne plus boycotter les élections en Côte d’Ivoire, même si des interrogations restent encore pendantes sur la fiabilité de la CEI.

« Aller aux élections même avec des fraudes est encore mieux que ne pas aller aux élections avec les fraudes. C’est en allant aux élections que nous allons combattre les fraudes. Entre boycotter les élections pour cause de fraude et y aller malgré la fraude, nous choisissons la deuxième option et il faut bien saisir le sens de ce que je dis », a lâché l’ancien président ivoirien.

Évoquant la candidature de son fils Michel Gbagbo à Yopougon, Laurent Gbagbo fait savoir que ce n’est pas une question de dinosaure contre son fils, mais il y a, à Yopougon, un candidat qui est président de l’Assemblée nationale contre un autre candidat qui est militant du PPA-CI.

Les élections locales prochaines, constituent-elles un test grandeur nature pour le parti de Gbagbo pour prouver son implantation sur le territoire ivoirien ?

À cette question, Laurent Gbagbo déclare qu’il est contre le découpage des communes. Prenant l’exemple de sa ville Ouragahio, l’ex-président ivoirien fait savoir qu’il y a plus de 50 villages dans cette commune, mais lorsqu’il s’agit des élections, il n’y a que 11 villages qui soient concernés, ce qui n’est pas normal dira-t-il.

Laurent Gbagbo a aussi évoqué la question de sa radiation de la liste électorale de 2023. Revenant sur cette question, l’ancien chef de l’Etat ivoirien a réaffirmé qu’il n’a rien fait de mal pour mériter cette exclusion.

« Je n’ai pas braqué la BCEAO, je n’ai pas volé l’argent du contribuable, je ne suis pas un voleur et ça, tout le monde le sait sauf ce qui sont en face de nous. En Côte d’Ivoire, quand on cherche un braqueur ou un voleur, ce n’est pas de mon côté qu’on regarde », a précisé l’ancien pensionnaire de la cour pénale internationale (CPI).

Gbagbo fait savoir que pour l’instant son parti politique prépare les élections municipales et régionales et qu’une fois ces échéances terminées, il se prononcera sur sa radiation.

« En ce moment-là, j’aurai le temps de mener ce combat et avec moi, ceux qui me soutiennent. Ceux qui m’ont radié de la liste électorale sont connus, dialogue politique ou pas. Quand vous devez poser un acte, vous décidez du moment. Après les élections locales, je poserai le problème de ma radiation », a conclu Laurent Gbagbo.

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