Près de la moitié des cancers sont dus au tabac et à l’alcool

8
Près de la moitié des cancers sont dus au tabac et à l’alcool
Près de la moitié des cancers sont dus au tabac et à l’alcool

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Plusieurs milliers de chercheurs se sont impliqués dans cette étude à l’ampleur inédite afin de déterminer les principales causes de cancer.

Les cancers représentent la deuxième cause de décès dans le monde. La moitié d’entre eux seraient liés à des facteurs de risque comportementaux bien connus, d’après une nouvelle étude parue ce samedi 20 août dans la revue The Lancet. (source 1)

Dans le cadre de cette enquête financée par la fondation Bill Gates, une équipe de chercheurs a utilisé les données récoltées par le Global Burden of Disease Study (GBD). Ce programme mondial a pour mission d’évaluer la mortalité due aux maladies et blessures les plus courantes.

Les scientifiques ont ainsi pu étudier comment 34 facteurs de risque comportementaux, métaboliques, environnementaux et professionnels ont contribué aux décès et aux problèmes de santé dus à 23 types de cancer en 2019.

Le tabac, le plus grand facteur de risque

Grâce à ces informations, les auteurs de l’étude ont constaté que 44,4% des morts par cancer en 2019 étaient liées à des facteurs de risque comportementaux. Le tabagisme arrive loin en tête avec 33,9%, et ce peu importe le sexe.

Toutefois, chez les hommes, il est suivi parl’alcool(7,4%), l’alimentation (5,9%) et la pollution atmosphérique (4,4%). Alors que du côté des femmes, les principaux facteurs de risque incluent les rapports sexuels non-protégés (8,2%), l’alimentation (5,1%) et l’indice de masse corporelle (4,7%).

“Cette étude montre que le fardeau du cancer reste un important défi de santé publique dont l’ampleur ne cesse de croître dans le monde. Le tabagisme reste le principal facteur de risque de cancer dans le monde, mais d’autres facteurs importants contribuent à la charge du cancer”, a déclaré le Dr Christopher Murray, coauteur principal de l’étude, dans un communiqué de presse.

Le Dr Murray et son équipe espèrent qu’une plus grande importance sera accordée à la prévention et au dépistage.

“Nos résultats peuvent aider les dirigeants politiques et les chercheurs à identifier les facteurs de risque clés qui pourraient être ciblés dans les efforts visant à réduire les décès et la mauvaise santé dus au cancer à l’échelle régionale, nationale et mondiale”, souligne-t-il.

 

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Côte d’Ivoire, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here