Guido Brusco (ENI) : « L’Afrique doit mettre l’accent sur le gaz »

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Guido Brusco (ENI) : « L’Afrique doit mettre l’accent sur le gaz »
Guido Brusco (ENI) : « L’Afrique doit mettre l’accent sur le gaz »

Maher Hajbi
et Fanny David

Africa-Press – Djibouti. Climat, IA, mines, finances… Comment l’Afrique peut-elle mieux peser sur la scène internationale ? Plus de 2 500 décideurs politiques et économiques se sont rassemblés à Kigali, les 16 et 17 mai 2024, pour l’Africa CEO Forum. Parce qu’il est nécessaire de faire vivre ces riches débats, nous vous proposons de retrouver tous nos entretiens en vidéo.

« La transition est irréversible »… Rencontré à Kigali, en marge de l’Africa CEO Forum (les 16-17 mai), Guido Brusco, le directeur des opérations ressources naturelles et numéro deux dans la hiérarchie du géant gazier et pétrolier transalpin ENI, reconnaît la nécessité de tourner le dos aux énergies fossiles. Cependant, le processus, affirme-t-il, doit se faire « progressivement et de manière juste ».

Virage gazier

La guerre en Ukraine a poussé la multinationale italienne ENI à accélérer son virage gazier sur le continent, où elle a produit plus de 4 milliards de pieds cube de gaz en 2022. ENI a signé plusieurs contrats de production et d’approvisionnement en gaz et en GNL, notamment en Algérie, en Libye, en Égypte ou encore au Congo et au Mozambique.

Bien que la COP28 ait acté l’urgente nécessité de mener une transition en vue d’« abandonner les énergies fossiles », et alors que les banques européennes commencent à réduire le financement de projets pétroliers et gaziers en Afrique, le dirigeant italien espère voir les institutions financières africaines prendre le relais pour jouer un rôle plus important dans l’industrie. Orientation qui doit, selon Guido Brusco, être suivie par les États africains en misant sur le gaz décrit comme « moins polluant que le pétrole ».

Également très actif en Côte d’Ivoire, avec l’entrée en production du gisement Baleine et la récente découverte Calao, le groupe italien s’active pour développer des ressources renouvelables. Si le groupe propose des solutions d’autonomie solaire hors réseau sur le continent, c’est sur le développement de biocarburants qu’il compte pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et renforcer des systèmes énergétiques d’une transition « équitable ».. Pour réduire son empreinte carbone, le mastodonte des hydrocarbures prévoit de développer, de produire et de transformer le biodiesel sur le continent, où plusieurs accords d’envergure ont déjà été signés.

Source: JeuneAfrique

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