Africa-Press – Gabon. Le cinéma africain est secoué par la disparition de l’actrice sénégalaise Halima Gadji. Cette femme de 36 ans s’est éteinte le lundi 26 janvier 2026, des suites d’un malaise, et l’annonce de son décès a provoqué une vive émotion au sein du monde culturel. Au Gabon, de nombreuses figures du milieu, parmi lesquelles le comédien international Serge Abessolo, le journal d’Émeraude, Shan’l, Espoir la Tigresse, Ida Moulacka, ainsi que les studios Montparnasse, ont salué la mémoire d’une artiste engagée, talentueuse et profondément humaine.
Icône du cinéma et du théâtre sénégalais, Halima Gadji, révélée au grand public par son interprétation de Marième Dial dans la série à succès «Maîtresse d’un homme marié», laisse derrière elle le souvenir d’une artiste immense et d’une femme profondément engagée dans la défense de la santé mentale. Ayant partagé l’affiche avec Serge Abessolo dans la série «Le Futur est à nous», l’actrice a suscité une vive émotion chez le comédien gabonais de renommée internationale. «Ce matin, mon cœur est lourd. J’ai appris avec une immense tristesse la disparition de l’actrice sénégalaise Halima Gadji… Halima n’était pas seulement ma partenaire de jeu, elle était une amie sincère, une âme lumineuse, toujours animée par le désir d’apprendre, de grandir et de se dépasser», a-t-il confié. Serge Abessolo se souvient avec une émotion particulière de leur dernière conversation, le 28 novembre 2025, un échange dont le souvenir lui serre aujourd’hui la gorge. Au-delà de ses performances à l’écran, Halima Gadji était reconnue pour son rire communicatif, sa joie de vivre et cette force intérieure qui marquait tous ceux qui croisaient son chemin.
Si les personnages qu’elle a incarnés continuent de vivre sur les écrans et dans le cœur des cinéphiles, pour Serge Abessolo, c’est avant tout l’image d’une femme profondément lumineuse qui demeurera à jamais. «Repose en paix Halima. Ton sourire ne s’éteindra jamais», conclut-il.
La scène culturelle gabonaise rend hommage
Aux côtés de Serge Abessolo, plusieurs autres acteurs culturels gabonais ont également réagi à la disparition d’Halima Gadji. Le journal d’Émeraude, l’artiste Shan’l, Espoir la Tigresse, Ida Moulacka, ainsi que les studios Montparnasse, n’ont pas hésité à exprimer leur solidarité envers le peuple sénégalais et, plus largement, envers l’ensemble du monde culturel africain.
Révélée au sommet de son art dans la série à succès «Maîtresse d’un homme marié», Halima Gadji a profondément marqué toute une génération par ses interprétations de femmes fortes. Mais au-delà des projecteurs, l’actrice était également une figure engagée dans la lutte pour la santé mentale.
Ayant elle-même affronté la dépression, elle avait fondé l’association «Mon Mental», avec pour objectif de briser les tabous et d’accompagner celles et ceux qui souffrent en silence. Jusqu’à ses derniers instants, Halima Gadji est restée fidèle à sa passion pour le cinéma et à la transmission du savoir. Quelques heures avant son décès, elle publiait encore une annonce de casting pour la série «Nouvelle Reine», invitant de jeunes talents sénégalais à croire en leurs rêves.
Halima Gadji laisse derrière elle un héritage artistique riche, mais surtout l’image d’une femme courageuse et inspirante, dont le parcours continuera d’éclairer celles et ceux qui aspirent à briller malgré les obstacles.
Thecia Nyomba





