Africa-Press – Gabon. La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale s’apprête à lancer, d’ici juin prochain, un incubateur dédié à la formation et à l’accompagnement des entreprises de la sous-région. Baptisé BVMAC Enterprise Support Program, ce dispositif vise à lever les freins à l’accès au financement par le marché boursier et à familiariser les sociétés aux standards du marché financier régional.
La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) envisage de lancer, au milieu de l’année, le BVMAC Enterprise Support Program (BVMAC ESPro). Présenté comme un incubateur stratégique, ce programme ambitionne de préparer les entreprises — grandes, petites et moyennes — aux exigences du marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Selon l’institution boursière, le dispositif vise à mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour d’un accompagnement structuré destiné à faciliter l’accès des entreprises aux mécanismes de financement par le marché des capitaux.
«L’incubateur que la BVMAC veut mettre en place est une plateforme qui nous permettra d’aller vers les entreprises afin de les sensibiliser pour qu’elles s’inscrivent dans un parcours de formation aux marchés de financement. Nous sommes partis d’un constat: les entreprises ne se bousculent pas devant les appels du marché financier de la Cemac», a expliqué le directeur général de la BVMAC, Louis Banga Ntolo, lors d’une réunion de partage d’expérience tenue récemment au siège de l’institution à Douala, au Cameroun.
À l’issue de cette rencontre, les participants ont décidé de repousser le lancement effectif de la formation. L’institution s’est donné jusqu’au mois de juin pour finaliser les procédures opérationnelles et définir les outils ainsi que les indicateurs de performance du programme. «Nous avons choisi de nous accorder un délai afin de mettre en place les procédures nécessaires et d’identifier clairement les objectifs à atteindre», a précisé le dirigeant.
Cette période préparatoire doit notamment permettre de fixer les critères d’éligibilité des entreprises, de valider le modèle économique de l’initiative — notamment la question d’une éventuelle contribution financière des bénéficiaires — et d’intensifier les échanges avec les autorités de régulation.
La BVMAC souligne par ailleurs que ce projet ne vise pas à se substituer aux acteurs existants de l’écosystème financier. L’incubateur s’appuiera prioritairement sur les organisations patronales de la sous-région afin de favoriser l’appropriation du marché boursier par les entreprises locales et d’élargir, à terme, le nombre de sociétés susceptibles de se financer par appel public à l’épargne.





