Africa-Press – Gabon. Athman Mravili, Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, a affiché jeudi, lors de son entretien avec Oligui Nguema à Libreville, la détermination de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) d’accompagner le Gabon, qui entend parvenir à l’autosuffisance alimentaire au cours des 10 prochaines années. Les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération afin de soutenir la mise en place d’un modèle agricole souverain, performant et durable, au service du développement et du bien-être des populations.
Dans le cadre de son projet de souveraineté alimentaire, le Gabon n’est pas seul. Jeudi 27 novembre 2025, le Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Athman Mravili, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner pleinement la stratégie nationale de souveraineté alimentaire, considérée comme l’un des piliers majeurs du projet de société de Brice Clotaire Oligui Nguema, qui l’a reçu en audience le même jour, à Libreville.
Parmi les initiatives présidentielles en la matière, il s’est particulièrement réjoui du programme visant à promouvoir la production nationale de poulets de chair, qu’il a qualifié de signal fort pour le redressement agricole et la réduction de la dépendance alimentaire. Dans cette perspective, le fonctionnaire onusien a annoncé le lancement prochain d’un projet pilote dans la province de la Ngounié, destiné à servir de modèle avant une extension progressive aux autres provinces du pays.
Abordant les défis conjoints de la sécurité alimentaire et du changement climatique, le représentant de la FAO a réitéré la disponibilité de son organisation à mobiliser son expertise agricole, alimentaire et climatique afin d’appuyer durablement le Gabon dans la réalisation de ses ambitions nationales.
L’agriculture à la place du pétrole
De son côté, rapporte la Communication présidentielle, le chef de l’État a rappelé à son interlocuteur que l’économie gabonaise, longtemps centrée sur l’exploitation pétrolière, doit désormais s’orienter vers une diversification structurée autour de l’agriculture. Il a insisté sur l’importance de former, encadrer et impliquer la jeunesse pour qu’elle saisisse les opportunités offertes par ce secteur porteur d’emplois et de croissance.
Évoquant l’enveloppe de 5 milliards de FCFA mise à la disposition des jeunes désireux d’investir dans l’agriculture, Oligui Nguema a déploré le faible intérêt constaté jusqu’ici, soulignant que la formation et l’accompagnement demeurent des leviers essentiels pour impulser un véritable essor agricole national.
À l’issue de l’audience, les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération afin de soutenir la mise en place d’un modèle agricole souverain, performant et durable, au service du développement et du bien-être des populations gabonaises.





