Africa-Press – Gabon. Pascal Houangni Ambouroue a été porté, ce vendredi 28 novembre 2025, à la tête de la mairie centrale de Port-Gentil avec l’ensemble des suffrages exprimés, au terme d’un scrutin relancé par le ministère de l’Intérieur. Sa première élection, le 9 novembre dernier, avait été annulée le 25 novembre pour non-respect des règles électorales, notamment le recours au vote à main levée, jugé contraire aux dispositions légales. Cette reprise du vote, organisée à bulletin secret conformément au Code électoral, a offert à l’unique candidat une victoire pleine et entière.
La séance électorale, convoquée en urgence par le ministère de l’Intérieur, s’est ouverte sous haute vigilance institutionnelle. Conseillers municipaux, autorités administratives et représentants politiques ont tous été appelés à garantir un processus irréprochable, après les controverses du premier scrutin. Dans une atmosphère plus sereine et mieux encadrée, l’assemblée municipale a procédé au vote à bulletin secret, conformément aux exigences légales, scellant ainsi une reprise destinée à lever tout doute sur la légitimité du choix opéré.
Le précédent revers procédural avait été soulevé par l’élu local Jean-Philippe Douckagha, dénonçant une « violation manifeste » des textes. Il rappelait alors que « l’article 30 de la loi organique n°001/2014 relative à la décentralisation impose un scrutin secret et uninominal ». Son recours avait conduit le ministère de l’Intérieur à annuler le scrutin et à convoquer une nouvelle séance du Conseil municipal. La reprise s’est déroulée dans un climat plus encadré, visant à restaurer la crédibilité du processus.
Cadre de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), formation politique proche du président de la République, Pascal Houangni Ambouroue retrouve ainsi un siège au cœur du pouvoir local dans une ville symbolique pour son parcours. Né le 26 avril 1975 à Port-Gentil, il succède à un fauteuil jadis occupé par sa mère, Marie-Augustine Houangni-Ambouroué, première femme maire de la capitale économique entre 1980 et 1987 puis de 1997 à 2000. Une filiation politique qui marque profondément la vie municipale port-gentillaise.
Sa réélection, cette fois sans contestation de procédure, ouvre une nouvelle phase pour la gouvernance de la cité pétrolière, où l’attente d’une gestion stable et apaisée reste forte.





