insalubrité et fortes pluies rendent la vie difficile aux gérants de la plage de Lambandji

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insalubrité et fortes pluies rendent la vie difficile aux gérants de la plage de Lambandji
insalubrité et fortes pluies rendent la vie difficile aux gérants de la plage de Lambandji

Africa-Press – Guinée. Les plages de Conakry font face actuellement à plusieurs difficultés allant de l’envahissement par les ordures aux fortes pluies, ralentissant drastiquement les activités. C’est le cas de la plage de Lambandji, dans la commune de Ratoma, où les gérants sont désorientés par la conjoncture. C’est ce qu’a fait savoir Kerfala Camara.

Les fortes pluies et l’insalubrité n’encouragent pas les citoyens de Conakry à faire un tour dans les plages pour se récréer. Une situation qui joue négativement sur le revenu des gérants des lieux, réduits à constater les dégâts.

C’est ce qu’a laissé entendre Kerfala Camara, un des gérants de la plage de Lambandji. « Nous avons des difficultés diverses ici à cette période des grandes pluies. D’abord, je dois vous dire que nous sommes confrontés à un problème de route pour accéder à la plage de Lambandji. En plus de ça, il y a d’énormes vagues d’eau de la mer qui viennent s’abattre sur l’ensemble de la plage et envahir ainsi tous nos locaux. A cela s’ajoute le problème de remblai au rivage de la mer dont les conséquences se répercutent sur notre plage. Vous-même vous avez constaté que les vagues d’eau s’abattent sur la plage, il y beau d’eau et il n’est donc pas facile de travailler dans ces conditions difficiles. Au-delà de ça, nous avons aussi des difficultés liées à l’assainissement de la plage parce que la mer nous amène, chaque fois qu’elle revient, des ordures de toutes sortes. Nous avons des problèmes à ce niveau pour la gestion des déchets », a-t-il expliqué.

Conséquences ? La difficulté d’accéder à la plage est un handicap. Des entreprises de la place ont fait des promesses qui tardent à se réaliser. « Actuellement, il n’y a pas d’engouement parce que les visiteurs ne viennent pas à cause de la pluie incessante et de la difficulté d’accès. Ce ne sont pas les visiteurs qui manquent, mais tout simplement parce que 200 ou 300 mètres de la plage la route n’est pas praticable en cette saison hivernale. Donc, il est pratiquement difficile pour les visiteurs d’accéder à la plage à cause de la boue et de l’eau sale et abondante sur la route. Il y a quelques sociétés qui sont là que nous avons contactées et qui nous ont fait des promesses, mais jusqu’à présent nous ne voyons rien. Nous essayons de faire de notre mieux pour permettre à nos clients, les visiteurs, de venir à la plage de Lambandji et d’être satisfaits. Sauf que nos moyens sont limités. Nous avons ici beaucoup de problèmes : il y a l’assainissement, il y a le courant électrique, il y a l’entretien des locaux et le personnel parce que je vais vous dire que ce sont des centaines de jeunes qui sont employés à la plage ici. Donc, gérer tout ça ne demande pas de petits moyens et ce n’est pas facile », a-t-il laissé entendre.

Autant d’éléments qui jouent négativement sur les revenus des gestionnaires des lieux. Annie Jumelle, gérante d’un bar restaurant dénommé Afterwork à la plage de Lambandji, subit le contrecoup de cette situation. « En cette saison pluvieuse, avec l’eau sale, les ordures et la boue, c’est dégoûtant. On ne reçoit pas de clients, contrairement à la saison sèche où on reçoit suffisamment de clients. Pendant la saison sèche on peut vendre et générer des millions ; mais avec la saison des pluies, on ne gagne même pas 200 milles francs guinéens. Avec la pluie, les gens ne viennent pas à la plage. Les gens viennent pour prendre de l’air frais mais avec le mauvais état de la route et la pluie, ils ne viennent pas. Je suis là, je gère un bar restaurant, je suis élève mais dans ces conditions-là, vivre cette situation est vraiment difficile. Si je ne travaille pas, je ne peux pas payer mes frais de scolarité. Mais je n’ai pas le choix. Je suis obligée de travailler dans ces conditions-là », s’est-elle lamenté.

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